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Actualités - Chronologie

RFY Belgrade officiellement admis par l’OSCE

La République fédérale de Yougoslavie (RFY, Serbie et Monténégro) a été officiellement admise hier par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) dont Belgrade avait été suspendu en 1992. Le ministre yougoslave des Affaires étrangères Goran Slivanovic a assuré, dès l’admission de son pays, que Belgrade entendait respecter l’intégrité territoriale des autres républiques issues de l’ancienne République fédérative de Yougoslavie, ce qui constituait une exigence de l’OSCE. L’ex-Yougoslavie avait été suspendue de l’OSCE en 1992 en raison de son rôle dans la guerre de Bosnie. Belgrade réintègre l’organisation paneuropéenne après une décennie de conflits et la chute en octobre du président Slobodan Milosevic. Dans sa décision, le Conseil permanent de l’OSCE stipule qu’il «accueille la République fédérale de Yougoslavie en tant qu’État membre de l’OSCE, sur la base de la lettre de la RFY datée du 6 novembre». Dans cette lettre, le nouveau président yougoslave Vojislav Kostunica précisait que son pays était prêt à signer l’ensemble des textes fondateurs de l’OSCE, à respecter tous les engagements de cette organisation et à coopérer avec tous les autres États membres. Au cours d’une courte cérémonie au siège de l’OSCE à Vienne, le drapeau de l’ex-Yougoslavie a été remplacé par celui de la RFY, à bandes horizontales bleu, blanc, rouge, sans l’étoile rouge qui frappait le précédent. «Tous nos voisins doivent être conscients que nous sommes prêts à donner toutes les garanties pour l’intégrité territoriale de leurs États respectifs, et que nous attendons la même chose de leur part», a déclaré M. Slivanovic aux délégués des 54 autres Etats membres de l’OSCE. Il leur a assuré que la RFY avait «un intérêt vital à travailler avec tous les autres États membres pour la promotion des principes de l’OSCE, spécialement dans les domaines de la démocratisation, les droits de l’homme et la liberté, notamment de la presse». Il a espéré que les Balkans soient désormais une zone de «paix, démocratie et stabilité, même s’ils ont constitué durant des années et peut-être même des siècles une région instable». La RFY est en outre prête à étudier la possibilité d’une présence permanente de l’OSCE sur son sol, a-t-il précisé. Il a ajouté que son pays jugeait «extrêmement important» le fait que cette organisation envoie des observateurs pour les prochaines élections législatives en Serbie, fixées au 23 décembre. M. Milosevic avait refusé l’envoi d’observateurs de l’OSCE lors des élections générales et présidentielle de septembre. L’OSCE, qui souhaitait réintégrer Belgrade depuis l’accession au pouvoir de M. Kostunica, avait obtenu au début du mois que la RFY demande à adhérer en tant que l’un des États successeurs de la République socialiste fédérative de Yougoslavie. La Croatie, la Slovénie, la Macédoine et la Bosnie-Herzégovine avaient été admises à l’OSCE comme États indépendants.
La République fédérale de Yougoslavie (RFY, Serbie et Monténégro) a été officiellement admise hier par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) dont Belgrade avait été suspendu en 1992. Le ministre yougoslave des Affaires étrangères Goran Slivanovic a assuré, dès l’admission de son pays, que Belgrade entendait respecter l’intégrité territoriale des autres républiques issues de l’ancienne République fédérative de Yougoslavie, ce qui constituait une exigence de l’OSCE. L’ex-Yougoslavie avait été suspendue de l’OSCE en 1992 en raison de son rôle dans la guerre de Bosnie. Belgrade réintègre l’organisation paneuropéenne après une décennie de conflits et la chute en octobre du président Slobodan Milosevic. Dans sa décision, le Conseil permanent de l’OSCE stipule...