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Actualités - Chronologie

Le Mexicain Miguel Flores exécuté au Texas

 Un Mexicain de 31 ans, Miguel Flores, condamné à mort pour le viol et le meurtre en 1989 d’une étudiante de 20 ans, a été exécuté par injection mortelle au Texas. Il a été prononcé mort à la prison de Huntsville, près de Houston, à 00h22 GMT vendredi matin, deux minutes après que la solution mortelle eut commencé à couler dans ses veines, a indiqué le porte-parole des autorités pénitentiaires texanes, Larry Fitzgerald. Ses dernières paroles ont été pour remercier son avocat et ses proches. «Je voudrais dire que je suis désolé (...) Dieu attend maintenant», a-t-il lancé. Auparavant, le gouverneur du Texas avait refusé d’accorder un sursis de 30 jours au condamné, comme il en avait la prérogative. «Parce qu’il n’y a aucun doute sur la culpabilité de l’accusé et parce qu’il a bénéficié d’un accès équitable et entier aux tribunaux, le gouverneur Bush n’accordera pas de sursis de 30 jours», avait indiqué un porte-parole du bureau du gouverneur, Mike Jones, en soulignant que Flores avait admis sa culpabilité. Par un arrêt adopté à une courte majorité de cinq voix contre quatre, la Cour suprême avait auparavant rejeté un ultime appel du condamné. Mercredi, c’est la commission des grâces du Texas qui avait par un vote unanime de ses 18 membres rejeté une demande de commutation de peine en faveur du condamné. Flores était né au Mexique mais avait immigré avec ses parents à l’âge de quatre ans au Texas, où il avait fait ses études. Lundi, le département d’État américain avait demandé à l’État du Texas de reconsidérer l’application de la peine capitale car l’accusé n’avait pas été notifié à temps de son droit à recevoir une aide consulaire, conformément à ce que prévoit la convention de Vienne sur les relations consulaires. C’est le gouvernement mexicain qui avait réclamé l’intervention du département d’État et même de l’Onu dans cette affaire. L’Union européenne, présidée par la France, avait également demandé au Texas la clémence du condamné. L’organisation de défense des droits de l’homme, Amnesty International, avait également demandé au Texas de surseoir à l’exécution. Miguel Flores n’avait jamais nié sa culpabilité mais affirmait que l’avocat qui l’avait défendu lors de son procès était incompétent. Il avait demandé que sa peine soit commuée en prison à vie. Flores est le 234e condamné à mort à subir la peine capitale depuis le rétablissement de la peine de mort au Texas en 1982 et le 147e depuis l’accession de George W. Bush au poste de gouverneur en 1995. Il s’agit de la 72e exécution cette année aux États-Unis et la 35e au Texas, soit autant que le total dans cet État pour 1999.
 Un Mexicain de 31 ans, Miguel Flores, condamné à mort pour le viol et le meurtre en 1989 d’une étudiante de 20 ans, a été exécuté par injection mortelle au Texas. Il a été prononcé mort à la prison de Huntsville, près de Houston, à 00h22 GMT vendredi matin, deux minutes après que la solution mortelle eut commencé à couler dans ses veines, a indiqué le porte-parole des autorités pénitentiaires texanes, Larry Fitzgerald. Ses dernières paroles ont été pour remercier son avocat et ses proches. «Je voudrais dire que je suis désolé (...) Dieu attend maintenant», a-t-il lancé. Auparavant, le gouverneur du Texas avait refusé d’accorder un sursis de 30 jours au condamné, comme il en avait la prérogative. «Parce qu’il n’y a aucun doute sur la culpabilité de l’accusé et parce qu’il a bénéficié...