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Actualités - Communiques Et Declarations

Des délices de confitures

 «J’ai horreur des explications qui fusent de tous les côtés, j’ai horreur du pédagogique au cinéma... Ce qui m’intéresse, c’est d’emmener mon spectateur là où ses repères n’existent plus, lui faire toucher du doigt, par les images, cette folie ordinaire que chacun a en lui, cette petite voix solitaire qui n’arrête pas de nous raconter des choses. Moi, je veux retourner la peau de mes personnages...». Jihane Chouaïb a 28 ans, et c’est suffisamment exceptionnel pour le signaler, elle est une des rares cinéastes libanaises à sortir un peu, beaucoup, des sentiers battus et rebattus par la quasi-totalité de ses compatriotes. Une des rares à avoir un univers, loin de toute psychologie guimauve et mièvre, elle, c’est l’image qu’elle privilégie, le coup de poing, elle, elle va chercher là-bas, si loin, si proche, la folie ordinaire de chaque personnage, de chaque spectateur, de chaque être humain. Et c’est son premier essai... Avec toutes ses qualités, avec tous ses défauts, Otto et des confitures est un court-métrage à ne rater sous aucun prétexte. La formule est banale, soit. Peu importe. Mais le cinéma de Jihane Chouaïb ressemble à ce que se doit d’être le cinéma libanais tout entier – à ce qu’il est loin d’être : un cinéma percutant, débordant de vie et d’imagination, et à des années-lumière des mièvreries habituelles. Otto ou des confitures sera projeté, dans le cadre du Festival du film européen, demain dimanche, à 11 heures. Et c’est à l’Empire Sofil que cela se passera. Dont acte... Z.M.
 «J’ai horreur des explications qui fusent de tous les côtés, j’ai horreur du pédagogique au cinéma... Ce qui m’intéresse, c’est d’emmener mon spectateur là où ses repères n’existent plus, lui faire toucher du doigt, par les images, cette folie ordinaire que chacun a en lui, cette petite voix solitaire qui n’arrête pas de nous raconter des choses. Moi, je veux retourner la peau de mes personnages...». Jihane Chouaïb a 28 ans, et c’est suffisamment exceptionnel pour le signaler, elle est une des rares cinéastes libanaises à sortir un peu, beaucoup, des sentiers battus et rebattus par la quasi-totalité de ses compatriotes. Une des rares à avoir un univers, loin de toute psychologie guimauve et mièvre, elle, c’est l’image qu’elle privilégie, le coup de poing, elle, elle va chercher là-bas, si loin,...