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Actualités - Chronologie

Wall Street dans les starting-blocks pour la séance... d’aujourd’hui

Wall Street campait sur ses positions hier matin, dans l’attente de l’issue du scrutin présidentiel, se préparant déjà à la prochaine séance, qui s’annonce elle très animée quel que soit le nom du vainqueur. «Tout le monde a clairement les élections en tête. C’est aussi un des scrutins les plus serrés dans l’histoire des États-Unis. Les investisseurs vont donc rester sur la touche jusqu’à ce qu’ils aient une idée plus précise», a relevé Art Hogan, chef analyste à la maison de titres Jefferies. Les marchés fermant à 16h00, heure de New York (21h00 GMT) et les premiers bureaux de vote à 18h00 (23h00 GMT) seulement, ils n’ont plus guère d’autre choix que d’attendre la séance de mercredi pour faire entendre leur voix. Face à une telle incertitude, les principaux indices boursiers évoluaient faiblement hier, sans véritable orientation, le DJIA gagnant 3 points et le Nasdaq 11 points vers 17h10 GMT, dans des volumes d’échanges modérés. «Il y a quelques prises de bénéfice à la Bourse de New York, après les bonnes performances sur ce marché au cours des derniers jours», constatait Patrick Boyle, chef des transactions boursières au Crédit Suisse First Boston (CSFB). Les observateurs spéculaient avant tout sur la réaction du marché ce matin, quand le nom du nouveau président américain et les éventuelles répercussions pour l’économie américaine seront connus. «Nous allons avoir des montagnes russes. Quel que soit le vainqueur, le marché sera fou, avec de forts volumes», promet Art Hogan. «La variation pourrait être de 3% dans un sens ou l’autre, en fonction du vainqueur», ajoute-t-il. Les valeurs pharmaceutiques, pétrolières et les groupes visés par des plaintes gouvernementales, comme le géant des logiciels Microsoft et celui du tabac Philip Morris, auront, quoiqu’il arrive, la vedette. Une victoire de George W. Bush devrait les propulser à la hausse, le candidat républicain défendant le principe du libre marché pour les prix des médicaments et passant pour peu favorable à la poursuite des procès contre Microsoft et l’industrie du tabac. Le gouverneur du Texas et son colistier Dick Cheney, ex-PDG de la compagnie d’équipements pétroliers Halliburton, entretiennent aussi des liens étroits avec l’industrie pétrolière. «Si Al Gore l’emporte, vous assisterez probablement à un fort recul de tous ces secteurs (pharmacie, biotechnologies, tabac..) et à une forte hausse sur le marché obligataire», anticipe Art Hogan. Le marché obligataire s’inquiète avant tout de l’utilisation qui sera faite des énormes excédents budgétaires américains. Il se méfie en particulier des fortes baisses d’impôts promises par M. Bush qui se feraient au détriment de la réduction de la dette. Au-delà des réactions spontanées, voire très émotionnelles, la journée du 7 novembre ne devrait plus être qu’un lointain souvenir dans l’esprit des investisseurs. «Je ne pense vraiment pas que le vainqueur, quel qu’il soit, affectera à long terme le marché», note Patrick Boyle. «L’économie se porte plutôt bien. Quel que soit le vainqueur, il ne sera probablement pas en mesure d’apporter de changements majeurs, à moins que son parti domine aussi au Congrès», renchérit Art Hogan. Les marchés, favorables par nature au statu quo avec un parti représenté à la Maison-Blanche et un autre majoritaire au Congrès, porteront donc aussi mardi soir un regard attentif sur les élections à la Chambre des représentants et au Sénat.
Wall Street campait sur ses positions hier matin, dans l’attente de l’issue du scrutin présidentiel, se préparant déjà à la prochaine séance, qui s’annonce elle très animée quel que soit le nom du vainqueur. «Tout le monde a clairement les élections en tête. C’est aussi un des scrutins les plus serrés dans l’histoire des États-Unis. Les investisseurs vont donc rester sur la touche jusqu’à ce qu’ils aient une idée plus précise», a relevé Art Hogan, chef analyste à la maison de titres Jefferies. Les marchés fermant à 16h00, heure de New York (21h00 GMT) et les premiers bureaux de vote à 18h00 (23h00 GMT) seulement, ils n’ont plus guère d’autre choix que d’attendre la séance de mercredi pour faire entendre leur voix. Face à une telle incertitude, les principaux indices boursiers évoluaient...