Joe Lieberman, candidat démocrate à la vice-présidence, se présentait également hier dans son État du Connecticut pour le renouvellement de son mandat de sénateur, ce qui lui vaut d’être critiqué au sein de son propre camp. En effet, en cas de victoire d’Al Gore, la loi électorale de cet État du nord-est des États-Unis prévoit que le gouverneur républicain, John Rowland, aurait la tâche de nommer directement l’un des deux sénateurs représentant le Connecticut à Washington pour un mandat de deux ans. Or les républicains ne disposaient, avant renouvellement hier d’une partie de 34 des 100 sénateurs, que d’une courte majorité au Sénat et, en cas de bons résultats pour les démocrates, le poste abandonné par Lieberman pourrait peser lourd dans la balance. Interrogé sur NBC, le sénateur démocrate Robert Torricelli (New Jersey) avait estimé qu’un retrait de Joe Lieberman de l’élection sénatoriale aurait été «la bonne décision» et plusieurs autres membres démocrates du Sénat avaient, sans accepter de révéler leur identité, critiqué sa décision de rester en lice. Lieberman avait jusqu’au 27 octobre pour prendre sa décision et a choisi de concourir à la fois pour le sénat et la vice-présidence. Il a estimé que la base du Parti démocrate dans le Connecticut n’avait pas le temps d’organiser de véritables primaires et propose, en cas de victoire du ticket Gore-Lieberman, de faire passer devant le Congrès de l’État une loi appelant à de nouvelles élections sénatoriales dans un an. Mais le gouverneur républicain a déjà prévenu qu’il opposerait son droit de veto à cette loi, comptant bien profiter de l’avantage dont il disposerait pour nommer le cas échéant un sénateur républicain supplémentaire.
Joe Lieberman, candidat démocrate à la vice-présidence, se présentait également hier dans son État du Connecticut pour le renouvellement de son mandat de sénateur, ce qui lui vaut d’être critiqué au sein de son propre camp. En effet, en cas de victoire d’Al Gore, la loi électorale de cet État du nord-est des États-Unis prévoit que le gouverneur républicain, John Rowland, aurait la tâche de nommer directement l’un des deux sénateurs représentant le Connecticut à Washington pour un mandat de deux ans. Or les républicains ne disposaient, avant renouvellement hier d’une partie de 34 des 100 sénateurs, que d’une courte majorité au Sénat et, en cas de bons résultats pour les démocrates, le poste abandonné par Lieberman pourrait peser lourd dans la balance. Interrogé sur NBC, le sénateur démocrate Robert...
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