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Actualités - Communiques Et Declarations

Faut-il avoir peur de la génétique ?

La génétique est une science qui ouvre de nombreuses possibilités à l’homme mais elle pourrait aussi être utilisée de manière nocive. «L’histoire est très riche en exemples du même ordre, souligne le Dr Bassem Bejjani, directeur médical du Laboratoire de cytogénétique du département de génétique moléculaire et humaine au Baylor College of Medicine. Tel est le cas, notamment, de l’invention de la dynamite par Nobel et son utilisation à des fins destructrices, et la découverte de la fission nucléaire et la catastrophe de Hiroshima et Nagasaki…» «Certes, le danger existe, déclare le Dr Bejjani. Cependant, ce danger ne réside pas dans la science elle-même mais dans l’usage qu’on pourrait en faire. Il serait injuste d’attacher une valeur morale à la science et de prétendre que telle science est bonne et telle autre mauvaise. Je pense donc qu’il est nécessaire d’établir des lois protégeant l’individu et la société. Le droit de la société à la connaissance devrait être équilibré par le droit de l’individu à la confidentialité. Il faudrait des normes définissant ce que l’on peut et ce que l’on ne peut pas faire», affirme-t-il. D’aucuns dénoncent, d’emblée, l’attitude de certains employeurs qui se baseraient sur l’information génétique d’un individu pour rejeter sa demande d’emploi sous prétexte que le candidat serait «génétiquement incompatible» avec le genre de travail qu’on lui proposait. «Notez que ce genre de discrimination serait parfois souhaitable, remarque le Dr Bejjani. Il pourrait servir à protéger des personnes dont la constitution génétique les rendrait particulièrement sensibles à certaines substances toxiques de l’environnement qu’ils rencontreraient au cours de leur emploi». Il serait aussi intéressant de noter que ce genre de sélection existe déjà. Par exemple, il faut avoir une certaine taille minimum pour être employée comme hôtesse de l’air : cela constitue bien un cas de discrimination génétique indirecte, portant sur les gènes déterminant la taille. Finalement, les nouvelles connaissances en génétique n’apporteront pas un changement «qualitatif» dans certains comportements. «Elles permettront simplement d’affiner l’information utilisée à certaines fins. Là encore, des lois ont été promulguées aux États-Unis pour prévenir ce genre de pratiques», conclut le Dr Bejjani.
La génétique est une science qui ouvre de nombreuses possibilités à l’homme mais elle pourrait aussi être utilisée de manière nocive. «L’histoire est très riche en exemples du même ordre, souligne le Dr Bassem Bejjani, directeur médical du Laboratoire de cytogénétique du département de génétique moléculaire et humaine au Baylor College of Medicine. Tel est le cas, notamment, de l’invention de la dynamite par Nobel et son utilisation à des fins destructrices, et la découverte de la fission nucléaire et la catastrophe de Hiroshima et Nagasaki…» «Certes, le danger existe, déclare le Dr Bejjani. Cependant, ce danger ne réside pas dans la science elle-même mais dans l’usage qu’on pourrait en faire. Il serait injuste d’attacher une valeur morale à la science et de prétendre que telle science est bonne...