Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Bill Clinton reste une arme à double tranchant pour Al Gore

De la Californie à New York, Bill Clinton s’est engagé dans un ultime effort pour mobiliser les électeurs démocrates avant les élections de demain, mais il reste une arme à double tranchant pour Al Gore dans la course à la Maison-Blanche. Vendredi à Oakland puis à San Francisco et à San Jose (ouest), le président américain a déployé ses talents d’orateur pour exhorter les minorités noire, asiatique et latino-américaine à prendre le scrutin au sérieux et à se rendre aux urnes mardi pour voter démocrate. «Cette élection est aussi importante que celle de 1992», a-t-il lancé à Oakland lors d’une réunion en plein air devant au moins 7 000 personnes, avant de se faire applaudir à tout rompre à San Francisco, lors d’un second rassemblement populaire, puis à San Jose dans une réunion similaire. Toutes deux ont attiré aussi plusieurs milliers de personnes. Le président a chaque fois développé un message simple, soulignant que pour maintenir la prospérité actuelle, poursuivre les progrès et édifier une Amérique diversifiée mais «unie», les Américains n’avaient qu’un seul choix : Al Gore et son colistier Joe Lieberman. Le président a aussi chaque fois ironisé sur le programme présidentiel républicain, reprochant implicitement à George W. Bush d’ignorer l’arithmétique élémentaire et de ramener l’Amérique sur la voie des déficits. «L’excédent budgétaire projeté représente 2 000 milliards de dollars. Ils veulent dépenser 1 600 milliards en réductions fiscales, surtout au bénéfice des riches, 1 000 milliards pour privatiser le système des retraites et 500 milliards pour d’autres programmes. Enlevez les zéros pour simplifier : 1,6 + 1 + 0,5 cela fait 3,1 et non pas 2», a-t-il dit, déclenchant les rires des foules. De son côté, Al Gore, qui à quatre jours du scrutin sillonnait vendredi le Kansas, l’Iowa, le Missouri et son Tennessee natal, faisait toujours aussi peu référence à Bill Clinton, qui reste à ses yeux, malgré sa popularité auprès des minorités, une arme à double tranchant, en raison des scandales attachés à son nom. La plupart des sondages montre que Bill Clinton reste beaucoup plus un repoussoir qu’un atout auprès des électeurs encore indécis. Jeudi dernier, M. Clinton avait trouvé le moyen d’irriter à nouveau vivement l’état-major de campagne d’Al Gore en utilisant une formule malheureuse lors d’une interview sur un très populaire programme radiodiffusé. Il avait répondu à l’animateur de ce programme, Tom Joyner, qui regrettait que le président ne puisse postuler à un troisième mandat : «Mais vous pouvez avoir ce qu’il y a de mieux juste après moi, en votant Gore». Cette réplique avait comblé d’aise les responsables de campagne de George W. Bush. Tout au long de sa tournée californienne, le président a souligné que la participation électorale jouerait un résultat crucial dans le scrutin et qu’il était impératif pour les démocrates de mobiliser tout leur électorat traditionnel, en particulier les Noirs. Al Gore doit impérativement emporter la Californie pour préserver ses chances. Or, l’avantage de 13 points dont il disposait selon les sondages au début du mois dernier dans cet État s’est réduit à 7% des intentions de vote ces derniers jours. La Californie est également un État pivot dans la stratégie de reconquête de la Chambre des représentants par les démocrates, avec quatre à cinq sièges républicains à leur portée. Samedi, M. Clinton a poursuivi sa campagne de mobilisation électorale des minorités en se rendant à New York, où son épouse Hillary brigue un siège de sénateur. Il y a tenu des réunions électorales dans les quartiers pauvres du Bronx, de Harlem et de Brooklyn, avant de s’envoler dans la soirée pour l’Arkansas où il a été soutenir les démocrates de son État natal.
De la Californie à New York, Bill Clinton s’est engagé dans un ultime effort pour mobiliser les électeurs démocrates avant les élections de demain, mais il reste une arme à double tranchant pour Al Gore dans la course à la Maison-Blanche. Vendredi à Oakland puis à San Francisco et à San Jose (ouest), le président américain a déployé ses talents d’orateur pour exhorter les minorités noire, asiatique et latino-américaine à prendre le scrutin au sérieux et à se rendre aux urnes mardi pour voter démocrate. «Cette élection est aussi importante que celle de 1992», a-t-il lancé à Oakland lors d’une réunion en plein air devant au moins 7 000 personnes, avant de se faire applaudir à tout rompre à San Francisco, lors d’un second rassemblement populaire, puis à San Jose dans une réunion similaire. Toutes deux...