On a fait beaucoup de bruit autour des rencontres de football pour la Coupe d’Asie : beaucoup de bruit pour rien, aurait dit Shakespeare. Cela dit, il n’est nullement dans mes intentions de critiquer l’organisation, ou la tenue au Liban d’une telle compétition : je crois que nous étions prêts et que nos stades en valaient bien d’autres. Par contre, ce que je constate ici, c’est la quasi-indifférence du public qui a prévalu tout au long des compétitions. Sauf pour certains matchs, bien entendu, lorsque notre fierté nationale était en jeu ! Je n’ai souvent vu, à la télévision, que des tribunes où il fallait chercher au microscope la moindre présence de sportifs. Qu’en pense mon ami François qui me reprochait, dernièrement, de dénigrer le football ? J’avais l’impression que je n’étais plus le seul. On se déculpabilise comme on peut. Le public, il n’y avait pas lieu de le chercher lors de la retransmission du bal des débutantes. Alors, là, il y en avait ! Autour des «debs», toutes les familles concernées s’étaient mobilisées : toutes les mamouchkas et tous les babouchkas. Mais à ce propos, je me pose cette question : le bal des débutantes appartient à une tradition que nous n’avons jamais connue. Les demoiselles dont les noms à tiroirs se composent de particules : «De ceci»... ou «De cela»... n’ont jamais fait partie de notre paysage social. Ajoutez à cela que les soirées en question constituaient surtout l’occasion de proposer aux demoiselles en question un choix (possible ?) de soupirants en puissance (?) venus eux aussi du gotha, où le nec s’accompagne de l’ultra. Chez nous, on est plus modestes. Les marieuses, plus discrètes. Et les noblesses, papales. Alors, pourquoi un bal des «debs» ? Je crois que même les demoiselles en question n’auraient pas de réponse à ma question ! Alain PLISSON P.S. : Si j’ai gardé le titre anglais de cette comédie de Vincente Minnelli avec Rex Harrison et Ray Kendall, c’est que le titre français Qu’est-ce que maman comprend à l’amour ? ne correspondait pas, aussi bien que l’original, à notre propos.
On a fait beaucoup de bruit autour des rencontres de football pour la Coupe d’Asie : beaucoup de bruit pour rien, aurait dit Shakespeare. Cela dit, il n’est nullement dans mes intentions de critiquer l’organisation, ou la tenue au Liban d’une telle compétition : je crois que nous étions prêts et que nos stades en valaient bien d’autres. Par contre, ce que je constate ici, c’est la quasi-indifférence du public qui a prévalu tout au long des compétitions. Sauf pour certains matchs, bien entendu, lorsque notre fierté nationale était en jeu ! Je n’ai souvent vu, à la télévision, que des tribunes où il fallait chercher au microscope la moindre présence de sportifs. Qu’en pense mon ami François qui me reprochait, dernièrement, de dénigrer le football ? J’avais l’impression que je n’étais plus le seul. On...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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