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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Procès Festina Virenque épargné par les parties civiles

Les parties civiles au procès Festina ont tenu hier au tribunal correctionnel de Lille des propos parfois virulents contre certains des principaux prévenus, mais ont globalement épargné le Français Richard Virenque, seul coureur renvoyé devant la justice. Les avocats des sept parties civiles – Richard Virenque et la Française des Jeux se sont retirés – n’ont pas réclamé au tribunal davantage que le versement du franc symbolique de dommages et intérêts par les prévenus. Certains n’ont même rien précisé à ce sujet dans leur plaidoirie. Avocat de Pascal Hervé et Laurent Brochard, compatriotes et anciens coéquipiers de Virenque chez Festina, Me Gilbert Collard s’est fait l’ardent défenseur des coureurs, selon lui «victimes» de la généralisation du dopage dans le cyclisme. «Jamais Richard Virenque n’aurait dû être renvoyé devant ce tribunal (…). On n’a rien à lui reprocher», a-t-il déclaré à propos de son ancien client au début de l’instruction. «On ne voit pas ce qui peut caractériser un ascendant de Virenque au sein de l’équipe», a indiqué pour sa part Me Ambroise Arnaud, avocat de la firme horlogère andorrane Festina. Le rôle d’«autorité morale» de Virenque dans le groupe avait été invoqué pour justifier sa mise en examen. Le « dangereux » docteur Rijckaert Évoquant un préjudice en terme d’image subi par la firme horlogère, dont «le nom a été associé au dopage», Me Arnaud s’est attaché à démontrer la responsabilité de l’ex-directeur sportif Bruno Roussel et du Dr Eric Rijckaert. Ces derniers auraient organisé le dopage au sein de l’équipe cycliste constituée en société adossée à Festina. «Bruno Roussel n’est pas du style potiche et a exercé à l’évidence son pouvoir de directeur de la société», a-t-il plaidé. M. Roussel «s’est entouré d’un savant qui s’est avéré être un docteur dangereux», a-t-il ajouté à propos du Dr Rijckaert, absent du procès pour raisons de santé. Au passage, Me Arnaud a flatté Richard Virenque pour «son côté chevaleresque (qui) plaisait énormément à Festina». «Maintenant qu’il a reconnu son mensonge, il lui faut retrouver l’audace et le panache que la société Festina voulait lui emprunter», a poursuivi l’avocat. Plus vindicatif, Me Paul Mauriac, avocat de la Fédération française de cyclisme (FFC) et de son président Daniel Baal, s’est souvenu que Virenque «nous a prodigieusement agacé pendant plus de deux ans», avant de reconnaître enfin avoir pris des produits dopants, au deuxième jour du procès. «Dire qu’être dopé c’est être positif revient à dire qu’être un voleur c’est être pris la main dans le sac», a comparé Me Mauriac, qualifiant l’attitude d’«amorale». Un dopage organisé Dans la plaidoirie suivante, Me Édouard Martial, qui défend Brochard et Hervé avec Me Collard, s’en est pris sans citer de nom à Willy Voet et à son défenseur, Me Jean-Louis Bessis, qui a toujours présenté le soigneur belge à l’origine du scandale comme un «lampiste». «Comment peut-on pleurnicher sur le compte d’un homme de 55 ans qui s’est bourré d’amphétamines pendant trente ans et se dit aujourd’hui victime des jeunes coureurs ?», s’est emporté en substance Me Martial. Épargnant lui aussi Richard Virenque, Me Philippe Verbiest, avocat de l’Union cycliste internationale (UCI), a remarqué que «les prévenus sont poursuivis pour avoir dopé les autres et non pour s’être dopés». «MM. Voet et Roussel ont usé de toute leur inventivité pour mettre en place un dopage organisé et contourner les contrôles», a ajouté Me Verbiest.
Les parties civiles au procès Festina ont tenu hier au tribunal correctionnel de Lille des propos parfois virulents contre certains des principaux prévenus, mais ont globalement épargné le Français Richard Virenque, seul coureur renvoyé devant la justice. Les avocats des sept parties civiles – Richard Virenque et la Française des Jeux se sont retirés – n’ont pas réclamé au tribunal davantage que le versement du franc symbolique de dommages et intérêts par les prévenus. Certains n’ont même rien précisé à ce sujet dans leur plaidoirie. Avocat de Pascal Hervé et Laurent Brochard, compatriotes et anciens coéquipiers de Virenque chez Festina, Me Gilbert Collard s’est fait l’ardent défenseur des coureurs, selon lui «victimes» de la généralisation du dopage dans le cyclisme. «Jamais Richard Virenque...