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Actualités - Chronologie

Andre Agassi a encore faim

On le disait sur le déclin, l’ATP avait même cessé de compter sur lui pour assurer la promotion du tennis, mais Andre Agassi, absent depuis deux mois des courts, a prouvé lors du deuxième tour du tournoi de Stuttgart qu’il faudrait encore compter avec lui dans les mois à venir. Vainqueur en deux sets secs (6-4, 6-2) du Suédois Thomas Johansson, mardi soir, l’Américain a produit sous les yeux de sa compagne, l’ancienne championne allemande Steffi Graf, un tennis digne de ses plus fastes périodes : tout en puissance et débarrassé de ses inexplicables passages à vide qui l’avaient trop souvent handicapé ces derniers mois. «C’est bien de se sentir à nouveau nerveux. J’étais anxieux et excité à l’idée de revenir. J’ai tellement travaillé pour cela», a confié l’ex-n°1 mondial tout sourire, quelques instants après sa victoire. Battu le 31 août par le Français Arnaud Clément au deuxième tour de l’US Open, Agassi a ainsi mis deux mois jour pour jour à se remettre d’une saison éprouvante. Blessé au dos en février, victime d’un accident de voiture cet été, il a ensuite renoncé à défendre son titre olympique à Sydney pour passer le début de l’automne à veiller sur sa sœur et sa mère, victimes d’un cancer du sein. «Pendant ce long break, j’ai essayé de maintenir mon niveau de tennis, je n’ai pas passé beaucoup de temps sur le court. Je me suis beaucoup entraîné physiquement. Je suis très préparé, juste en manque de compétition», a expliqué Agassi qui, 9e du championnat mondial ATP, n’a plus aucune chance de terminer l’année en tête mais est déjà qualifié pour le Masters de Lisbonne – à partir du 27 novembre – grâce à sa victoire aux Internationaux d’Australie en janvier. « Avoir le trac, c’est bien » «Mon but désormais est de conserver ce niveau de jeu afin d’avoir de bonnes chances, l’an prochain, dans les grandes occasions», a-t-il poursuivi. Le retour d’Agassi, plus que jamais chouchou du public et des médias, est un pied de nez à la nouvelle politique de communication de l’ATP Tour basée sur la génération montante et symbolisée par la campagne «New Balls Please» («Balles neuves, s’il vous plaît»). Sur l’affiche, les Hewitt, Safin, Ferrero et compagnie semblent bien décidés à bouter les «vieux» hors de leur trône. Alors que son compatriote Pete Sampras, n°3 du championnat mondial et fraîchement marié, a annoncé son impasse sur les tournois précédant le Masters, Agassi semble avoir découvert lui aussi les vertus de la modération. «Je ne sais pas ce qui arrive à Pete. C’est très inhabituel pour lui d’être marié vous savez», a-t-il plaisanté. «Savoir prendre des décisions est particulièrement important à ce moment d’une carrière. On doit jouer assez, mais pas trop. À 30 ans, il est facile de jouer trop», a repris Agassi plus sérieusement. Jusqu’aux prochaines échéances importantes – les Grand Chelem 2001 –, l’Américain va tenter de conserver son état d’esprit actuel. «Avoir le trac, c’est bien. Les meilleurs moments de ma carrière sont ceux où je ne me sentais pas sûr de moi. Cela demande une sorte d’instinct de survie. C’est le cas en ce moment. Chaque point que je gagne est un pas dans la bonne direction».
On le disait sur le déclin, l’ATP avait même cessé de compter sur lui pour assurer la promotion du tennis, mais Andre Agassi, absent depuis deux mois des courts, a prouvé lors du deuxième tour du tournoi de Stuttgart qu’il faudrait encore compter avec lui dans les mois à venir. Vainqueur en deux sets secs (6-4, 6-2) du Suédois Thomas Johansson, mardi soir, l’Américain a produit sous les yeux de sa compagne, l’ancienne championne allemande Steffi Graf, un tennis digne de ses plus fastes périodes : tout en puissance et débarrassé de ses inexplicables passages à vide qui l’avaient trop souvent handicapé ces derniers mois. «C’est bien de se sentir à nouveau nerveux. J’étais anxieux et excité à l’idée de revenir. J’ai tellement travaillé pour cela», a confié l’ex-n°1 mondial tout sourire, quelques...