Les hommes sont-ils devenus aussi soucieux de leur image que les femmes? Confidentiel il y a quelques années, le marché de la parfumerie masculine croît, semble-t-il, deux fois plus vite que celui de la parfumerie féminine. Le phénomène toutefois ne survient pas pour la première fois dans l’histoire. À l’époque romaine, les guerriers étaient oints d’huiles parfumées avant la bataille, dans l’espoir que l’émanation des parfums contenus les rendrait invincibles. Au XVIIe siècle, les hommes se parfumaient au musc, à l’ambre ou à la civette pour masquer les émanations corporelles que le manque d’hygiène rendait insupportables. Avec le temps, d’utilitaire et hygiénique, le parfum d’homme revint comme élément de toilette. En 1966, «L’eau sauvage» de Dior et un peu plus tard, en 1973, «Azzaro pour Homme» se sont longtemps maintenus au sommet des ventes depuis leur création. Par la suite, une longue série de nouveaux venus a répondu à un marché florissant. En 1999, le «Mâle» de Jean-Paul Gaultier réussit à ravir la première place à l’immuable «Eau Sauvage». Depuis, les hommes aussi adoptent la diversité, voire l’audace. Finie l’odeur de la lavande, simple et pure, unique fragrance ne portant pas ombrage à la sourcilleuse masculinité... Ce premier pas franchi, l’homme 2000 se sent libre de choisir, dans une très large gamme de fragrances, une identité fluctuante. Selon les experts, l’homme archaïque, macho, viril et poilu a cédé la place à un être sociabilisé, sensible et à multiples facettes. La masculinité étant en pleine révolution, chacun cherche des repères, expliquent les sociologues.
Les hommes sont-ils devenus aussi soucieux de leur image que les femmes? Confidentiel il y a quelques années, le marché de la parfumerie masculine croît, semble-t-il, deux fois plus vite que celui de la parfumerie féminine. Le phénomène toutefois ne survient pas pour la première fois dans l’histoire. À l’époque romaine, les guerriers étaient oints d’huiles parfumées avant la bataille, dans l’espoir que l’émanation des parfums contenus les rendrait invincibles. Au XVIIe siècle, les hommes se parfumaient au musc, à l’ambre ou à la civette pour masquer les émanations corporelles que le manque d’hygiène rendait insupportables. Avec le temps, d’utilitaire et hygiénique, le parfum d’homme revint comme élément de toilette. En 1966, «L’eau sauvage» de Dior et un peu plus tard, en 1973, «Azzaro pour...
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