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Actualités - Reportages

Le Liban et Carthage

Le Liban et Carthage : le nom du Liban est mentionné dans une inscription punique de Carthage sous la forme consonantique LBNN (Libanon). Il s’agit d’un texte votif de neuf lignes, découvert par le père Delattre en 1898 sur la colline de Bordj-Djedid à Carthage. Il concerne la dédicace officielle de nouveaux sanctuaires, ou de sanctuaires rénovés, en l’honneur des deux grandes déesses vénérées à Carthage, celle de la Ville ancienne, Astarté, et celle de la ville récente, Tanit-Tinnit. On ne sait si l’épithète s’adresse aux deux déesses en même temps, comme il est plus probable, ou à celle qui est nommée en second lieu, l’épouse du dieu suprême de Carthage, Ba’al-Hammon, Tanit-Tinnit. Peu importe d’ailleurs. Certains auteurs, comme le grand spécialiste allemand du cananéen, Wolfgang Röllig, pensent que l’expression LBNN ne désigne pas le Liban, mais une colline de la chaîne de Byrsa appelée ainsi à cause de la couleur blanche de son calcaire et sur laquelle étaient construits les sanctuaires des déesses assimilées aux grandes déesses siciliennes, Déméter et sa fille, un temple d’époque romaine dédié aux «céréres» ayant été découvert en ce lieu. Mais en fonction de la connaissance du lieu que nous avons, nous préférons retenir l’opinion qui reconnaît ici une allusion à la montagne orientale de Phénicie d’où sont venues ces divinités en Afrique du Nord (voir à ce sujet H. Donner et W. Röllig, Kanaanäische und Aramäische Inschriften, fasc. 1, p. 17 [le texte punique transcrit en caractères hébraïques], fasc. 2, pp. 98-99 [traduction en allemand et commentaire par W. Röllig]).
Le Liban et Carthage : le nom du Liban est mentionné dans une inscription punique de Carthage sous la forme consonantique LBNN (Libanon). Il s’agit d’un texte votif de neuf lignes, découvert par le père Delattre en 1898 sur la colline de Bordj-Djedid à Carthage. Il concerne la dédicace officielle de nouveaux sanctuaires, ou de sanctuaires rénovés, en l’honneur des deux grandes déesses vénérées à Carthage, celle de la Ville ancienne, Astarté, et celle de la ville récente, Tanit-Tinnit. On ne sait si l’épithète s’adresse aux deux déesses en même temps, comme il est plus probable, ou à celle qui est nommée en second lieu, l’épouse du dieu suprême de Carthage, Ba’al-Hammon, Tanit-Tinnit. Peu importe d’ailleurs. Certains auteurs, comme le grand spécialiste allemand du cananéen, Wolfgang Röllig,...