Un attentat à l’explosif hier contre un autobus a fait 13 blessés, dont deux dans un état sérieux, dans un quartier nord de Tel-Aviv, alors même qu’Israéliens et Palestiniens examinent depuis plusieurs jours des propositions américaines pour un accord de paix. «Le contexte politique de cet attentat est la reprise des négociations» israélo-palestiniennes, «qu’on a voulu torpiller par un attentat à grande échelle qui n’a pas réussi», a commenté le vice-ministre israélien de la Défense, Ephraïm Sneh. Le Premier ministre israélien Ehud Barak a aussitôt dénoncé «un lâche attentat contre des civils innocents». «Nous continuerons à poursuivre les auteurs de ces attaques et ceux qui les envoient», a-t-il ajouté dans un communiqué, sans toutefois imputer cet acte à quiconque. «De telles attaques n’entameront pas notre volonté de mettre fin au conflit» israélo-palestinien par la négociation, a poursuivi le chef du gouvernement. «Ce qui est grave, c’est le lieu et le but politique» de l’attentat, a déclaré M. Sneh, qui parlait à la radio militaire. «En perpétrant un acte de terrorisme à Tel-Aviv, on a voulu empêcher toute chance de parvenir à un accord de paix», a-t-il poursuivi. Tout comme M. Barak, qui détient également le portefeuille de la Défense, M. Sneh n’a pas mis en cause l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat. Le seul à l’avoir fait dans l’entourage du Premier ministre, mais de manière très indirecte, a été le conseiller de M. Barak pour les affaires de sécurité, Danny Yatom. «Si l’Autorité palestinienne le voulait, elle pourrait réduire ces attentats (...) mais elle continue à inciter à la violence», a-t-il dit à la radio militaire. De son côté, le mouvement intégriste palestinien Hamas a qualifié l’attentat de «réponse aux agressions israéliennes», sans toutefois le revendiquer. «Cela fait partie de la réponse palestinienne aux agressions israéliennes contre le peuple palestinien», a déclaré Ismaïl Abou Chanab, un dirigeant du Hamas dans la bande de Gaza. «L’intifada continue et ceci prouve que le peuple palestinien ne renonce pas à ses droits», a-t-il poursuivi. Interrogé sur une éventuelle responsabilité du Hamas, il a répondu : «Personne ne l’a revendiqué. L’important n’est pas qui a exécuté cette opération, mais seulement de savoir qu’il s’agit d’un Palestinien». Sur les 13 blessés causés par l’explosion, qui a eu lieu à bord d’un autobus urbain de la compagnie Dan, deux, qui souffraient de brûlures, étaient sérieusement atteints, dont une jeune soldate, mais leurs jours n’étaient pas en danger, selon un bilan de source hospitalière. Les 11 autres n’ont été que légèrement atteints.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Un attentat à l’explosif hier contre un autobus a fait 13 blessés, dont deux dans un état sérieux, dans un quartier nord de Tel-Aviv, alors même qu’Israéliens et Palestiniens examinent depuis plusieurs jours des propositions américaines pour un accord de paix. «Le contexte politique de cet attentat est la reprise des négociations» israélo-palestiniennes, «qu’on a voulu torpiller par un attentat à grande échelle qui n’a pas réussi», a commenté le vice-ministre israélien de la Défense, Ephraïm Sneh. Le Premier ministre israélien Ehud Barak a aussitôt dénoncé «un lâche attentat contre des civils innocents». «Nous continuerons à poursuivre les auteurs de ces attaques et ceux qui les envoient», a-t-il ajouté dans un communiqué, sans toutefois imputer cet acte à quiconque. «De telles attaques...