En ponctuant la première partie du championnat de France de football 2000-2001 par une victoire de prestige sur le voisin Saint-Etienne (2-1), Lyon, en embuscade au classement (5e), s’autorise tous les espoirs. Au cours du dernier mois de l’année 2000, l’OL a enfin affiché ses prétentions en championnat de France tout en se découvrant des ambitions en Ligue des champions, la victoire face au Spartak de Moscou (3-0) au tout début décembre ayant servi de déclic pour les deux compétitions. «Il y a de quoi être optimiste pour la suite», lance Grégory Coupet, le gardien de but de Lyon. «Après quelques semaines d’apprentissage du haut niveau européen, constate Coupet, nous avons vu que nous pouvions tirer notre épingle du jeu. On a constaté contre les Russes que quand on joue sans arrière-pensées, sans craintes, on peut faire de belles choses. Cela nous a enlevé de la pression pour la suite. C’est indéniable». Longtemps calés en milieu de tableau, les Lyonnais sont revenus dans le peloton de tête, pour terminer au soir de la 22e journée et à la veille de la trêve au cinquième rang à cinq points de Nantes, le leader. «C’est une position qui nous va bien, indique Christophe Delmotte. Nous allons savourer, et la suite, nous verrons après». Pour ainsi terminer en trombe, les Lyonnais ont dû chasser les fantômes de Gerland. Là où ils avaient perdu la bagatelle de 14 points sur 21 possibles à l’automne, ils ont réussi un sans-faute en moins de quinze jours : «Nous avons retrouvé une bonne dynamique à Gerland, c’est peut-être l’essentiel», se félicite Delmotte. Ambitions et mercato En décembre, Bastia (1-0), Toulouse (4-1) et St-Étienne (2-1) ont échoué là où d’autres, comme Guingamp ou Lille, avaient triomphé (0-1). De ces échecs, Lyon s’est servi et compte se servir encore. «Et si par la suite, nous continuons à ce rythme en enchaînant les mêmes résultats à l’extérieur qu’à l’automne, je pense qu’il faudra compter sur nous», assure encore le dernier buteur du siècle pour Lyon, Christophe Delmotte. «Finalement, on a joué petits bras à Olympiakos et au Bayern de Munich parce que nous avons peur de prendre une correction, ajoute Coupet. Nous ne jouons pas notre jeu et au final, nous perdons à chaque fois d’un but. Il faut que l’on réalise qu’à chaque fois que l’on joue notre jeu, nous avons du cœur, de la réaction, du physique et du potentiel énorme. Il faut mettre cela en application». «Nous pouvons penser aux quarts de finale de la Ligue des champions, assure Coupet. Pourquoi pas ? Nous n’avons rien à perdre et de toutes les manières, nous allons foncer ! Et puis en championnat, nous sommes en retrait et prêts à bondir. Nous sommes bien ainsi». Lyon est aussi prêt à bondir au niveau du mercato, cette période ouverte jusqu’au 31 janvier qui permet d’ajuster l’effectif. «Nous réfléchissons et nous allons nous y mettre très rapidement», explique Jean-Michel Aulas, le président qui va très certainement ressortir son chéquier après les fêtes. Steed Malbranque (Bordeaux), Vikash Dhorasoo et Tony Vairelles (St- Etienne ou Angleterre) ont affiché au cours de ces dernières semaines des velléités de changer de club. «Pour le moment, nous n’avons pas de nombre de joueurs en tête», complète Aulas. Côté arrivées, encore au stade des rumeurs, circulent les noms du Brésilien de Saint-Étienne Alex ou encore du champion du monde et d’Europe, Youri Djorkaeff (Kaiserslautern), qui, à 32 ans, rêve de terminer sa carrière dans le club de sa ville.
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