« Portrait de stars » : Clint Eastwood La longue silhouette est enveloppée d’un poncho, les yeux cachés sous un chapeau crasseux, le visage mangé par une barbe de trois jours, un cigarillo mâchonné au coin de lèvres qu’il desserre à peine: c’est sous les traits de cet antihéros que Clint Eastwood a bâti sa légende. Avec sa trilogie: Pour une poignée de dollars (1964), Et pour quelques dollars en plus (1965), Le bon, la brute et le truand (1967), Sergio Leone a redonné du sang neuf au western. Dès qu’il passe à la réalisation, en 1971, Eastwood s’emploie doucement à éroder les clichés qui ont accompagné sa carrière. Dans son deuxième film, High Plains Drifter (1972), un étranger aide des villageois à se défendre d’une bande de hors-la-loi, avant de régler une vengeance personnelle avec le village entier. Eastwood réalisera – parmi ses vingt-deux films – trois autres westerns où il finit de régler ses comptes avec le genre. Le dernier sera le somptueux Unforgiven, en 1992, un immense succès, couronné par l’Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur. Clint incarne un ancien desperado sanguinaire qui abandonne ses enfants pour venger des prostituées défigurées par des cow-boys dégénérés. «Il faut régulièrement rappeler que tuer n’a rien d’héroïque», explique ce pacifiste que l’on taxait de fascisme. Plus il vieillit, plus le macho s’intéresse aux fêlures de ses personnages. Il révèle à chaque film de nouvelles facettes de sa personnalité énigmatique. À 70 ans, Clint a retrouvé l’Italie où est née sa légende. Au Festival de Venise, cette année, il s’est vu remettre un Lion d’honneur pour l’ensemble de sa carrière et a présenté sa dernière réalisation, Space Cow-Boys. Diffusion mardi à 20h30 sur le Canal 9 « 5 millions pour l’an 2000 ». Un jeu animé par Jean-Pierre Foucault Après onze semaines de suspense, le jour J est enfin arrivé pour les deux cents candidats finalistes, issus de tous les horizons. Invité spécialement à Paris pour participer en direct à ce grand jeu, associant culture et divertissement, chacun va tenter de gagner les lots exceptionnels offerts pour l’occasion en répondant aux diverses questions portant sur les événements marquants du siècle, dans tous les domaines: cinéma, sport, inventions, mode... Assis dans une immense pyramide, haute de plus de 11 mètres, les participants descendent les échelons, au fur et à mesure qu’ils remportent les épreuves éliminatoires successives. Au terme des six premières manches, illustrées par des images inédites, des personnalités étonnantes et des séquences insolites, les trois heureux finalistes s’affrontent dans une dernière rencontre. Le vainqueur recevra la coquette somme de cinq millions de francs, le deuxième remportera un appartement de vacances et le troisième partira au volant d’une voiture de luxe. Faites vos jeux et que les meilleurs gagnent! Diffusion vendredi à 22h30 sur MTV « Les lumières du music-hall » : Michel Sardou Il fêtera dans quelques mois ses 35 ans de carrière. En cette année 2000, sort son vingtième album. Avec Français, il renoue avec un autre Michel: Fugain qui, en 1965, cosignait avec Patrice Laffont ses premières chansons. Un nouvel opus annoncé comme résolument optimiste pour celui qui a célébré le 11 octobre ses noces de coton avec Anne-Marie Périer. Des raisons d’être heureux, Michel Sardou en a beaucoup d’autres: 85 millions de disques vendus; recordman de la Sacem pour le nombre de spectateurs réunis lors de ses concerts; Bercy en janvier; une tournée dans la foulée; une pièce prévue à l’automne 2001 sur la scène du Théâtre de la Porte-Saint-Martin, dont il aura pris peu de temps auparavant la direction. Diffusion samedi à 22h30 sur le Canal 9
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