Ça suffit, trop, c’est trop, je n’en peux plus d’entendre parler de la «vache folle». Des semaines durant, j’ai subi le matraquage systématique de tous les journaux télévisés satellisés: un véritable lavage de cerveau à l’échelle européenne. Comme si tous les problèmes de la planète se réduisaient au contenu de «l’assiette du charcutier». Des problèmes, pourtant, il n’en manquait pas de par le monde. Qui s’en souciait? Bush et Al Gore se crêpaient le chignon, mais qu’est-ce qu’un chignon devant un prion? Il y avait quelques malheureux palestiniens qui avaient eu l’idée incongrue de se trouver dans la ligne de mire de troufions israéliens passablement surexcités. Mais qu’est-ce qu’une vie humaine lorsqu’on envoie, par centaines, d’innocents bovins à l’abattoire; il paraît que Brigitte Bardot n’en dort plus. Il y avait bien la grave menace que le réchauffement de la planète fait planer sur l’humanité et sur laquelle quelques chefs d’État se sont penchés – sans beaucoup de chaleur à l’évidence. Ils devaient avoir leurs raisons: devant la débandade des mangeurs de bœuf, la terre avait bien mal choisi son moment pour se retrouver en rut. Et zut: la terre aurait tout aussi bien pu s’arrêter de tourner, cela n’aurait pas ému outre mesure nos journalistes «tétanisés». Depuis, en attendant de découvrir si je suis oui ou non «jacobisé», une question m’est venue à l’esprit avec l’approche de Noël. Dans la crèche, il y avait bien un bœuf. Croyez-vous qu’il connaissait Creutzfeldt - Jakob? Le Petit Jésus l’a échappé belle. Et pour terminer, je puis vous assurer que l’opération médiatisée de la vache folle a réussi un miracle de génétique: j’en suis devenu «chèvre». Alain PLISSON P.S.: Sur le plancher des vaches, film français de Jean-Pierre Ducis avec Noël-Noël. (Un nom de circonstance, lui aussi...)
Ça suffit, trop, c’est trop, je n’en peux plus d’entendre parler de la «vache folle». Des semaines durant, j’ai subi le matraquage systématique de tous les journaux télévisés satellisés: un véritable lavage de cerveau à l’échelle européenne. Comme si tous les problèmes de la planète se réduisaient au contenu de «l’assiette du charcutier». Des problèmes, pourtant, il n’en manquait pas de par le monde. Qui s’en souciait? Bush et Al Gore se crêpaient le chignon, mais qu’est-ce qu’un chignon devant un prion? Il y avait quelques malheureux palestiniens qui avaient eu l’idée incongrue de se trouver dans la ligne de mire de troufions israéliens passablement surexcités. Mais qu’est-ce qu’une vie humaine lorsqu’on envoie, par centaines, d’innocents bovins à l’abattoire; il paraît que...
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