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Actualités - Chronologie

Le miracle Fernandez se fait attendre

Arrivé avec un moral de vainqueur et une ambition débordante, Luis Fernandez prend peu à peu conscience qu’il n’y aura peut-être pas de miracle cette fois au Paris Saint-Germain. Depuis sa prise de fonction il y a 10 jours, l’ancien milieu de terrain n’a pas provoqué le «choc» que chacun attendait : trois matches et deux défaites dont un sévère 2-0 à Lille en match en retard de la 17e journée mercredi. Au total, le PSG version Fernandez ressemble terriblement au PSG coaché par Bergeroo, une équipe souvent trop fébrile en défense qui continue à douter d’elle-même. Paris est neuvième après 20 matches à six longueurs du leader Bordeaux. Le titre que les dirigeants parisiens rêvent de rafler n’est pas encore hors de portée, mais le club le plus riche de France n’est pas au niveau de ses ambitions. «Il manque des petites choses, des réglages, il y a des solutions à trouver», reconnaît Fernandez, un peu laconique. «Il va encore nous falloir du temps, de la patience et du travail», renchérit le gardien Lionel Létizi. «Mais il ne faut pas se décourager. Ce soir, nous nous sommes évertués à courir après le score mais nous n’avons pas été payés de nos efforts. Avec un peu plus de confiance et de réussite, nous nous en serions bien mieux sortis, juge-t-il. Il faut que l’on persévère». C’est justement cette persévérance qui semble faire le plus défaut à une équipe fragile psychologiquement. Leur victoire étriquée (1-0) contre le mal classé Metz au Parc des Princes la semaine passée n’était pas de nature à les rassurer. Aussi les premiers propos optimistes et volontaires de Fernandez sur la qualité et le talent de son équipe ont-ils cédé la place à un discours plus mesuré, prenant plus en compte les performances sur le terrain. «Le premier but que nous encaissons nous a fait du mal, a expliqué le coach parisien. Et notre adversaire a su gérer son match». «On a même eu une ou deux occasions qui auraient pu nous permettre de revenir. Mais on puise beaucoup dans nos réserves et c’est logique qu’on baisse de rythme en deuxième mi-temps», a-t-il poursuivi. Pour se consoler, Fernandez veut rappeler que l’état d’esprit de l’équipe lui plaît toujours autant. «Je ne suis pas déçu. La volonté était clairement là, les garçons se sont battus, sur un terrain qui n’est pas facile à jouer. Maintenant, il va encore falloir enchaîner alors qu’on a laissé beaucoup de jus, tout en essayant de retrouver un peu de confiance». «Je ne crois qu’il faille chercher une excuse, a résumé le milieu de terrain Pierre Ducrocq. Il aurait été mieux que l’on joue moins au ballon et que l’on soit plus réaliste».
Arrivé avec un moral de vainqueur et une ambition débordante, Luis Fernandez prend peu à peu conscience qu’il n’y aura peut-être pas de miracle cette fois au Paris Saint-Germain. Depuis sa prise de fonction il y a 10 jours, l’ancien milieu de terrain n’a pas provoqué le «choc» que chacun attendait : trois matches et deux défaites dont un sévère 2-0 à Lille en match en retard de la 17e journée mercredi. Au total, le PSG version Fernandez ressemble terriblement au PSG coaché par Bergeroo, une équipe souvent trop fébrile en défense qui continue à douter d’elle-même. Paris est neuvième après 20 matches à six longueurs du leader Bordeaux. Le titre que les dirigeants parisiens rêvent de rafler n’est pas encore hors de portée, mais le club le plus riche de France n’est pas au niveau de ses ambitions. «Il...