Summers relativise le ralentissement de la croissance US
le 15 décembre 2000 à 00h00
Le secrétaire américain au Trésor, Lawrence Summers, a estimé jeudi que la croissance économique était «moins rapide» mais que ce ralentissement devait être vu par rapport au «rythme extraordinaire» de l’expansion observé auparavant. «L’économie croît moins rapidement que plus tôt cette année, mais cela reflète surtout une modération du rythme extraordinaire de la croissance plus tôt cette année», a-t-il déclaré. «Nous ne devons pas oublier que l’économie continue à enregistrer de solides performances et que le taux de chômage actuel de 4 % demeure proche de ses plus bas niveaux historiques». Interrogé sur le fait de savoir si un assouplissement de la politique monétaire ou une réduction d’impôts seraient des mesures appropriées pour stimuler une économie en phase de ralentissement, il s’est refusé à tout commentaire sur la Fed. Mais Lawrence Summers a relevé que le dernier budget de l’Administration Clinton prévoit des baisses ciblées d’impôts. Concernant la politique budgétaire, il a jugé «très important de garder à l’esprit l’importance de voir la réduction de la dette fédérale comme une sorte de réduction d’impôts dans la mesure où cela enlève le fardeau de futurs impôts des consommateurs américains». Le secrétaire au Trésor a souvent mis en garde contre les dangers d’importantes baisses d’impôts – comme le propose le président républicain élu George W. Bush – et insiste sur les avantages de la discipline budgétaire. Lawrence Summers a également dit «qu’il y avait quelque chose à apprendre du succès de la discipline budgétaire qui, en 1993, a stimulé l’économie américaine et mis sur les rails une expansion sans précédent». En outre, avec un déficit de la balance des comptes courants très élevé, il est important selon lui de poursuivre la discipline budgétaire de manière à accroître l’épargne nationale. Observant que le niveau actuel «du déficit des comptes courants continue à être préoccupant», M. Summers a estimé que la manière souhaitable de réajuster ce déséquilibre était d’accroître les exportations plutôt que de réduire les importations ainsi que d’augmenter l’épargne plutôt que de diminuer les investissements intérieurs. Une croissance mondiale plus forte devrait permettre de stimuler les exportations américaines, a aussi noté le secrétaire au Trésor. Le déficit de la balance des comptes courants s’est chiffré à 113,8 milliards de dollars au 3e trimestre, un montant record, contre 105 mds USD (chiffre révisé) les trois mois précédents, a annoncé jeudi le département du Commerce. Il s’agit du plus important déficit des comptes courants depuis 1945.
Le secrétaire américain au Trésor, Lawrence Summers, a estimé jeudi que la croissance économique était «moins rapide» mais que ce ralentissement devait être vu par rapport au «rythme extraordinaire» de l’expansion observé auparavant. «L’économie croît moins rapidement que plus tôt cette année, mais cela reflète surtout une modération du rythme extraordinaire de la croissance plus tôt cette année», a-t-il déclaré. «Nous ne devons pas oublier que l’économie continue à enregistrer de solides performances et que le taux de chômage actuel de 4 % demeure proche de ses plus bas niveaux historiques». Interrogé sur le fait de savoir si un assouplissement de la politique monétaire ou une réduction d’impôts seraient des mesures appropriées pour stimuler une économie en phase de ralentissement, il s’est...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.