l The Contender, de Rod Lurie. Ce thriller, qui fait un clin d’œil à l’historique de la vie politique américaine contemporaine, a soulevé de nombreuses controverses aux États-Unis, à cause de son contenu dénonciateur du système sociopolitique. D’un point de vue extérieur, The Contender n’apparaît pas si provocateur. Il ne fait que souligner le ridicule de certaines personnalités du monde politique des USA et dénoncer certaines vérités. Le scénario est fort bien écrit et les interprétations contribuent à la crédibilité du film, avec une distribution impressionnante : Jeff Bridges, depuis longtemps l’une des valeurs sûres d’Hollywood, à la fois dans des «blockbusters» et des films indépendants ; Joan Allen, formidable en femme sénateur (désignée comme la première femme vice-président) ; Gary Oldman, qui s’est totalement transformé physiquement pour les besoins du rôle, et Christian Slater, lui aussi acceptable dans sa prestation. Un bon film qui plaira à notre public. l Duets, de Bruce Paltrow. Il s’agit d’une tentative banale et maladroite de faire un film sur les adeptes du chant dans des «karaokés», et sur le mode de vie que ces derniers mènent, migrant de bar en bar pour gagner des concours. Le film suit les déboires de trois duos, dans une structure proche du Short Cuts de Robert Altman, mais loin d’être aussi intense. Gwyneth Paltrow est la seule célébrité du lot, (à part Maria Bello). On murmure qu’elle fait partie du projet pour faire plaisir à son père Bruce. Mais, malgré toute la bonne volonté du monde, rien ni personne n’a finalement réussi à sauver cette médiocre entreprise. l Almost Famous, de Cameron Crowe. Après Singles, qui parlait de musique, puis Jerry Maguire, dont le sujet s’en éloignait totalement, Cameron Crowe a finalement décidé de raconter les aventures de son adolescence, lorsqu’il suivait les groupes de musique en tournée et écrivait des articles pour le fameux magazine Rolling Stone. Almost Famous est basé sur sa vie, sans relater toutefois des faits exacts. Certains personnages, telle sa mère (interprétée avec brio par Frances McDormand), sont fantastiques et attachants. Le film est bien rythmé, l’histoire tient de bout en bout. Ce film plaira spécialement aux amateurs de musique, mais il est aussi un des grands favoris aux prochains Oscars. l A Room to Rent, Khaled el-Hajar. Réalisateur égyptien émigré à Londres, el-Hajar est, parmi les élèves de Youssef Chahine, l’un des plus réputés pour leur talent. Pour son premier long métrage, il a choisi le thème peu (ou pas) exploité des émigrants arabes à Londres, a filmé la ville de manière différente et totalement nouvelle et a ajouté une touche d’humour subtile. Mais ce sont peut-être les seuls atouts que l’on peut conférer à ce film. El-Hajar n’a pas suivi la règle essentielle pour la réussite d’un film en langue arabe (certes il n’est pas le seul) : éviter la lourdeur du dialogue. Le travail est quelque peu «amateur», mais l’expérience est intéressante. l Quills, de Philip Kaufman. Il semblerait que le marquis de Sade soit revenu à la mode, puisque c’est déjà le second film tourné à son sujet. A priori, la version anglo-saxonne est bien mieux réussie que la française (Sade, de Benoit Jacquot, où Daniel Auteuil jouait le fameux marquis). Si Quills est fort de ses prestations (Geoffrey Rush mériterait un second Oscar pour son époustouflante performance !), le film finit par s’étirer dans d’inutiles longueurs, ce qui en gâche le cachet, par ailleurs original. l State and Main, de David Mamet. Le talentueux réalisateur est fidèle à sa réputation de bon narrateur d’histoires. State and Main est un film à petit budget, sans grande prétention, mais tout simplement bien fait. Il suit les déboires rencontrés lors du tournage d’un film par un réalisateur, au point de perdre la raison (William H. Macy), son scénariste excentrique (Philipp Seymour Hoffman) et les stars capricieuses du long métrage (Sarah Jessica Parker et Alec Baldwin). L’art imite la vie dans ce film et cette satire de l’industrie du film est en général savoureuse.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats l The Contender, de Rod Lurie. Ce thriller, qui fait un clin d’œil à l’historique de la vie politique américaine contemporaine, a soulevé de nombreuses controverses aux États-Unis, à cause de son contenu dénonciateur du système sociopolitique. D’un point de vue extérieur, The Contender n’apparaît pas si provocateur. Il ne fait que souligner le ridicule de certaines personnalités du monde politique des USA et dénoncer certaines vérités. Le scénario est fort bien écrit et les interprétations contribuent à la crédibilité du film, avec une distribution impressionnante : Jeff Bridges, depuis longtemps l’une des valeurs sûres d’Hollywood, à la fois dans des «blockbusters» et des films indépendants ; Joan Allen, formidable en femme sénateur (désignée comme la première femme vice-président) ; Gary...