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Actualités - Chronologie

ULSTER Clinton prend la mesure des obstacles à une paix durable

Le président américain Bill Clinton a pris la mesure des difficultés pour asseoir une paix durable en Irlande du Nord en rencontrant hier à Belfast la plupart des élus et dirigeants de l’assemblée semi-autonome née de l’accord du Vendredi Saint de 1998. Durant cette réception qui a duré près d’une heure, M. Clinton a été félicité mais aussi attaqué pour les efforts qu’il mène depuis le début du processus de paix en faveur d’une réconciliation définitive entre protestants et catholiques, après trois décennies de conflit sanglant. La réception a été suivie d’entretiens politiques menés séparément par M. Clinton et le Premier ministre britannique Tony Blair avec les dirigeants des principaux partis (unionistes, SDLP et Sinn Fein). En dépit de progrès importants, la mise en œuvre de l’accord de paix entre catholiques et protestants d’Irlande du Nord, signé en 1998, piétine depuis plusieurs mois. Les parties s’affrontent sur des questions liées notamment au désarmement des forces paramilitaires, à la réforme de la police et à la présence militaire britannique dans la province. Si catholiques et protestants modérés ont remercié M. Clinton et encouragé les États-Unis à maintenir leur aide, des représentants de l’aile droite protestante hostile à l’accord de paix l’ont attaqué en reprochant à l’Administration Clinton de faire «le jeu des terroristes». M. Clinton a pourtant fait preuve d’un prudent optimisme pour l’avenir de la province un peu plus tard devant la presse en estimant qu’«en dépit des défis et des difficultés, les progrès continuent». Son épouse Hillary a tenu des propos similaires en s’adressant en fin de matinée à une assemblée de femmes. «En dépit des obstacles qui existent encore, l’accord du Vendredi Saint fonctionne et pour la première fois depuis trois décennies, politiciens et citoyens ordinaires acceptent de s’asseoir ensemble pour dénouer les problèmes que pose la démocratie», a-t-elle dit. M. Clinton était arrivé tard dans la soirée mardi à Belfast après avoir effectué une visite à Dublin et participé à un grand rassemblement populaire à Dundalk, une ville irlandaise frontalière de la province. 60 000 personnes enthousiastes s’étaient déplacées pour l’entendre encourager toute l’Irlande à ne pas baisser les bras et à œuvrer pour la paix. Il avait retrouvé à Belfast le Premier ministre britannique Tony Blair pour un dîner privé. Hier au Stormont, M. Clinton a été accueilli par M. Blair ainsi que par le chef de l’exécutif nord-irlandais, le protestant modéré David Trimble, et son adjoint catholique, Seamus Mallon. Durant la réception, M. Clinton a discuté avec tous les élus présents. Les caméras de télévision filmant l’événement l’ont montré animé avec les élus du Sinn Fein, grave et attentif avec les protestants «ultras» du Parti démocratique unioniste (DUP) opposés à l’accord de paix et notamment avec Nigel Doods, le bras droit du pasteur Ian Paisley, chef du DUP. M. Dodds a indiqué à la presse s’être plaint auprès du président que son parti ait été exclu des discussions politiques qui devaient suivre la réception. Il a également reproché à Washington de faire le jeu de l’IRA, l’Armée républicaine irlandaise. «Il est temps qu’elle remette ses armes ou subisse des sanctions démocratiques», a-t-il dit.
Le président américain Bill Clinton a pris la mesure des difficultés pour asseoir une paix durable en Irlande du Nord en rencontrant hier à Belfast la plupart des élus et dirigeants de l’assemblée semi-autonome née de l’accord du Vendredi Saint de 1998. Durant cette réception qui a duré près d’une heure, M. Clinton a été félicité mais aussi attaqué pour les efforts qu’il mène depuis le début du processus de paix en faveur d’une réconciliation définitive entre protestants et catholiques, après trois décennies de conflit sanglant. La réception a été suivie d’entretiens politiques menés séparément par M. Clinton et le Premier ministre britannique Tony Blair avec les dirigeants des principaux partis (unionistes, SDLP et Sinn Fein). En dépit de progrès importants, la mise en œuvre de l’accord de...