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Actualités - Chronologie

Expositions Chef-d’œuvre sur toile...

Le premier stade de la création d’un modèle, c’est la mise en toile. C’est-à-dire ce tout premier stade de l’exécution pendant lequel le créateur matérialise sa vision en découpant sur une toile les diverses parties qui, une fois assemblées, matérialisent sa vision... Cette étape constitue un moment sacré et ultrasecret puisqu’elle représente le préalable d’une création... Or, voilà qu’Yves Saint-Laurent, dans le Centre de documentation qui porte son nom et où sont conservés, en chambres fortes, 40 ans de collections représentées par des milliers de modèles, sont mises en scène vingt de ses créations. Ces modèles ont été choisis pour illustrer le passage à l’exécution d’une vision, d’une idée qui prend forme et matière. Sous le titre «Moments de création», le spectateur profane découvre ce moment horriblement angoissant de la mise en étoffe. «Il s’agit d’un moment, explique Saint-Laurent, dont il faut se méfier. La toile est blanche, elle semble flatteuse alors qu’au fond elle est maléfique. Il faut faire très attention à elle bien avant de choisir le tissu dans lequel elle va être réalisée afin de sauvegarder la magie de l’ébauche». Ce moment est, on le sait, le fruit d’un travail long et ardu. Il commence par un croquis donné par le créateur, à la «première» de son atelier. L’équipe en fait une toile qui tient avec des épingles. Les effets y sont marqués au crayon, les coutures soulignées, les boutons évoqués par des signes ronds, les broderies par des dessins sur papier. De cette maquette, une fois retouchée, va naître un chef-d’œuvre. «La toile, disent les gens du métier, c’est la terre glaise du couturier. Tel le sculpteur, il invente, il tente, il ose des traits, des découpes, des détails. Il recommence, il découvre, il perfectionne grâce à elle et il n’exécute définitivement que lorsque sur la toile le résultat lui semble conforme à sa vision». Pour un couturier, dévoiler au public ce premier stade de ses créations, c’est une épreuve que tout créateur évite et redoute. D’où le grand mérite d’Yves Saint-Laurent de se prêter volontairement à cette redoutable confrontation. D’autant plus qu’à peine une semaine auparavant, Tom Ford, le nouveau styliste de YSL Rive Gauche, présentait sa première collection.
Le premier stade de la création d’un modèle, c’est la mise en toile. C’est-à-dire ce tout premier stade de l’exécution pendant lequel le créateur matérialise sa vision en découpant sur une toile les diverses parties qui, une fois assemblées, matérialisent sa vision... Cette étape constitue un moment sacré et ultrasecret puisqu’elle représente le préalable d’une création... Or, voilà qu’Yves Saint-Laurent, dans le Centre de documentation qui porte son nom et où sont conservés, en chambres fortes, 40 ans de collections représentées par des milliers de modèles, sont mises en scène vingt de ses créations. Ces modèles ont été choisis pour illustrer le passage à l’exécution d’une vision, d’une idée qui prend forme et matière. Sous le titre «Moments de création», le spectateur profane...