Reliquat lointain des années hippies, le tricot de cet hiver se donne des allures de faux pauvre. En fait, il s’agit de grand luxe, puisque sous ses airs débraillés et fait main se cache un vêtement réalisé dans du cachemire ou du mohair mousseux fileté d’or. Si la maille est volontairement rustique et le col forcément cheminée ou roulé, le tricot est saupoudré de poussière d’or. C’est là le coup d’éclat de Lanvin. Ce pull 18 carats est de couleur kaki, à col très généreux, réchauffant autant le dos que les épaules. Version ville, «la petite laine» est à col monté et à bras dénudés. Elle s’assortit donc obligatoirement à une écharpe et ne se porte que sur une jupe pour préserver son allure citadine (Max Mara). Pour Hermès, le grand luxe savamment camouflé est atteint via un gilet en alpaga orange sur un pull tunique, à col amovible, le tout en cachemire. Cachemire, cet objet de désir... Cette laine d’une douceur rêvée provient de la chèvre de Kel et porte le nom de son habitat, dans une région du Tibet, le Kashmir. Pour protéger ces animaux contre le très grand froid de cette région, la nature les a dotés de deux toisons! La première est commune à tous les animaux de leur espèce, la seconde est constituée de duvet, sorte d’arme secrète qui n’apparaît que lorsque la température chute sérieusement. Elle représente une couverture de protection, constituée de fibres longues et très minces, qui protègent l’animal très efficacement contre le grand froid de cette contrée. Devenue non seulement inutile mais bien encombrante en été, les bergers débarrassent leur cheptel de cette couverture en peignant leur toison avec des peignes spéciaux. Récupéré par la suite, le précieux duvet devient le légendaire cachemire, objet de tant de désirs des populations bien lointaines de Tibet. L’effet cachemire, en effet, opère toujours une attraction émerveillée d’autant plus que la production mondiale est restreinte. Elle ne dépasse pas les 12 à 13 mille tonnes annuellement. Une chèvre productrice ne peut donner en moyenne qu’à peine 150g de duvet, avec un pic de 200g jamais dépassé. Ainsi, pour la confection d’un seul manteau, vingt à vingt-cinq chèvres seraient nécessaires... La Chine en a le monopole, s’étant dotée également d’un système de production très performant, lui permettant de couvrir totalement tous les segments de ce marché. Les lots de très haute qualité proviennent de la Mongolie profonde et sont prélevés sur des animaux jeunes (3 à 5 ans). La beauté d’un vêtement en cachemire est dépendante de la qualité de la fibre. Plus elle est longue et fine, plus le cachemire sera beau. Le filage est alors plus homogène, permettant d’obtenir des tissages plus fins.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Reliquat lointain des années hippies, le tricot de cet hiver se donne des allures de faux pauvre. En fait, il s’agit de grand luxe, puisque sous ses airs débraillés et fait main se cache un vêtement réalisé dans du cachemire ou du mohair mousseux fileté d’or. Si la maille est volontairement rustique et le col forcément cheminée ou roulé, le tricot est saupoudré de poussière d’or. C’est là le coup d’éclat de Lanvin. Ce pull 18 carats est de couleur kaki, à col très généreux, réchauffant autant le dos que les épaules. Version ville, «la petite laine» est à col monté et à bras dénudés. Elle s’assortit donc obligatoirement à une écharpe et ne se porte que sur une jupe pour préserver son allure citadine (Max Mara). Pour Hermès, le grand luxe savamment camouflé est atteint via un gilet en alpaga...