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Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth : marché terne

Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement hier aussi bien au niveau de l’offre du dollar, qui restait très réticente, que de la demande en cette monnaie, qui ne dépassait pas le cadre des besoins commerciaux courants des opérateurs. Et tout cela sous la houlette de la Banque du Liban (BDL) qui a maintenu sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, comme depuis le 9 septembre 1999. En effet, le billet vert, qui a été encore une fois fixé au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, s’est pratiquement négocié tout près du point supérieur d’intervention de la BDL, en présence d’une contrepartie valable à la vente en dehors d’elle. Mais compte tenu de la contraction de l’offre et de la demande, le volume d’affaires de la journée d’hier est demeuré très mince, ne dépassant pas au total quelque sept millions de dollars, entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques de la place, à en croire les milieux cambistes. Résistance du dollar à l’étranger À l’étranger, l’euro est repassé sous le seuil de 0,88 dollar hier sur les marchés des changes internationaux en l’absence de nouvelles fraîches et alors que les cambistes attendent toujours l’issue de l’élection présidentielle aux États-Unis. Selon les cambistes, rien de particulier n’a fait bouger les marchés hier, alors que les effets du sommet européen de Nice, jugé décevant par la plupart des investisseurs, sont déjà oubliés. Les marchés attendent en revanche l’annonce de la Cour suprême fédérale aux États-Unis qui doit rendre le plus tôt possible une décision cruciale en autorisant ou non la reprise des décomptes manuels de votes en Floride. Même si la victoire potentielle de George W. Bush est déjà largement prise en compte par les opérateurs, sa confirmation pourrait donner un coup de pouce au billet vert car elle marquera la fin des incertitudes qui planent sur les marchés, souligne-t-on dans les milieux cambistes. Il est à rappeler que les marchés financiers sont favorables à une Administration Bush, considérée comme plus favorable aux milieux d’affaires que celle du démocrate Al Gore. Les déclarations de l’entourage du candidat républicain pendant la campagne électorale ont révélé une réticence à participer aux interventions concertées des banques centrales occidentales sur les marchés des changes pour soutenir l’euro. Les investisseurs ont par ailleurs ignoré la hausse de 0,7 % du Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro au troisième trimestre 2000. Cela d’autant que le président de la Bundesbank, Ernst Welteke, estimait hier dans une déclaration que le niveau des taux d’intérêt de la zone euro est «approprié dans les circonstances actuelles». Et d’ajouter que la Banque centrale européenne (BCE), dont le conseil des gouverneurs doit se réunir demain pour la dernière fois cette année, n’avait pas l’intention de relever son taux d’intérêt directeur, actuellement à 4,75 %, dans l’immédiat. De son côté, le dollar a trouvé appui dans le repli de la livre sterling après l’annonce d’une hausse moins forte que prévu de 0,3 % des prix à la consommation au Royaume-Uni, le mois dernier, laissant craindre une prochaine diminution des taux d’intérêt britanniques si les chiffres sur le chômage et les salaires moyens en Grande-Bretagne le mois dernier attendus aujourd’hui justifiaient ce geste. Il en est de même du yen qui est resté hier sous pression face au billet vert, handicapé par la fragilité de la reprise économique nippone alors que les cambistes attendent la publication aujourd’hui du rapport de conjoncture «Tankan» de la Banque du Japon qui pourrait donner des idées plus claires sur le climat des affaires dans ce pays. Compte tenu de toutes ces considérations, l’euro et les autres grandes monnaies ont fait montre de vulnérabilité pendant que le dollar présentait des signes de résistance en attendant le verdict de la Cour suprême fédérale américaine. Il s’est négocié ainsi à New York sans tendance précise comme suit : – 0,8795 pour un euro contre 0,8775, la veille – 1,4495 pour un sterling contre 1,4565 – 2,2240 DM contre 2,2290 – 7,4585 FF contre 7,4760 – 1,7125 FS contre 1,7120 – 2 201,55 lires contre 2 206,80 – 111,45 yens contre 110,80. Bourse de Beyrouth : c’est toujours le statu quo À la Bourse de Beyrouth, c’est toujours le statu quo dans un marché morose sur lequel les quelques valeurs ayant fait l’objet de transactions ont reproduit leurs cours de la fin de la semaine dernière, comme la veille. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 64,10 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 141,72 points. Ce mouvement s’est produit hier dans un marché dépourvu d’activité avec seulement 14 499 actions négociées d’une valeur globale de 89 437 dollars. Bourses américaines : tendance mitigée Sur les places boursières internationales, la tendance était mitigée hier à New York avec la remontée de Wall Street, et l’affaiblissement de la Bourse électronique Nasdaq qui a souffert des avertissements d’Advanced Micro Devices, d’Eastman Kodak et de Honeywell International sur leurs résultats. Selon les analystes de marché, la saga présidentielle dominait aussi les échanges boursiers avec les mises en garde de sociétés, ou comme cela a été le cas pour Merck, General Electric, Procter & Gamble et Colgate, avec des confirmations de prévisions. L’issue pourrait être proche dans l’impasse présidentielle, alors que l’on attend la décision de la Cour suprême fédérale des États-Unis. Si celle-ci statue en faveur de George W. Bush, il entrera à la Maison-Blanche en janvier. Dans le cas d’un verdict favorable à son opposant démocrate Al Gore, l’incertitude sur la suite du processus est la plus totale. Dans l’actualité boursière, Advanced Micro Devices et Honeywell ont averti que leurs résultats du quatrième trimestre seraient inférieurs aux prévisions, conséquence de la faible demande d’ordinateurs. De son côté, Eastman Kodak a annoncé une très forte révision en baisse de ses prévisions de résultats pour les exercices 2000 et 2001, en raison d’une diminution des ventes, de la réduction des stocks des distributeurs et de la faiblesse de l’euro. Dans ce contexte, l’indice composite Nasdaq est repassé au-dessous du seuil des 3 000 points (à 2 945 points en préclôture) tandis que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait à la hausse entre un plus bas à 10 703,81 points et un plus haut à 10 856,25 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 781,54 points, en hausse de 55,74 points sur la veille. Les Bourses européennes en repli modéré Les marchés boursiers européens ont terminé mardi en repli modéré, les investisseurs préférant s’en tenir à la prudence dans l’attente du jugement de la Cour suprême des États-Unis sur l’élection présidentielle et ce alors que de nouveaux «profit warnings» se sont abattus sur les marchés d’actions américains. À la clôture de la plupart des places européennes, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 a cédé 0,47 %, à 1 604,04, tandis que le DJ Euro Stoxx 50, limité aux valeurs vedettes de la zone euroe, se repliait de 0,36 %, à 4 952,84. Sur les places européennes, les gains enregistrés dans les compartiments de l’énergie et des médias n’ont pas suffi à compenser les pertes subies à la chimie et parmi les technologiques. Si de nombreux opérateurs ne cachent pas leur lassitude au vu de la prolongation du feuilleton de la présidentielle américaine, estimant qu’une victoire de George W. Bush est déjà inscrite dans les cours, ils considèrent néanmoins que la proclamation du vainqueur laissera enfin le champ libre au président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, pour mener la politique monétaire comme il l’entend. «Les marchés étaient partis de l’avant la semaine passée lorsque l’on a cru toucher au bout mais, à ce stade, je ne peux pas croire que la proclamation du résultat changera grand-chose», a observé Adrian Fowler, gérant de protefeuille d’Aberdeen Asset Management. «Personne ne veut vraiment s’engager dans un sens ou dans l’autre, dans la mesure où l’on se demande si les États-Unis réaliseront un atterrissage en catastrophe ou en douceur, bien que l’on pense le plus souvent que la Fed adoptera une position de neutralité dans environ une semaine, ajoute-t-il. De ce fait, les cours des actions évoluent au jour le jour, au gré des nouvelles». Tokyo : poursuite de la hausse La Bourse de Tokyo a clôturé en hausse de 0,7 % mardi, les valeurs des technologies de l’information reprenant de la vigueur après les gains enregistrés sur les marchés américains, ont indiqué des opérateurs. L’indice de référence Nikkei-225 a progressé de 98,94 points à 15 114,64. «La Bourse ici s’est consolidée dans le sillage des gains de New York», a estimé Shunsuke Nishino, directeur du département actions à Daiwa Securities. «Le brouillard qui sétendait sur les marchés se dissipe depuis le dernier week-end», a-t-il ajouté. «Le marché a aussi été conforté par l’absence d’action immédiate de Morgan Stanley Capital International», a-t-il également estimé. Le Nikkei avait bondi de 2,2 % lundi après l’annonce par Morgan Stanley Capital International qu’il ne rendrait effective qu’en novembre 2001 la nouvelle méthode de pondération de ses indices boursiers mondiaux, jugée plus défavorable aux sociétés japonaises. «Les investisseurs qui avaient pris des positions courtes par anticipation d’un changement majeur des indices MSCI ont continué à couvrir leurs positions», a indiqué Akio Shirai, opérateur à Indosuez WI Carr Securities. L’indice élargi Topix a progressé de 7,93 points à 1 393,67. Le montant des transactions s’est élevé à 660,7 millions de titres échangés contre 619,9 millions la veille. Les investisseurs espéraient également un bon rapport de conjoncture de la Banque du Japon (Tankan) qui doit être publié mercredi. Le dernier indice de confiance chez les grands manufacturiers était ressorti lors du dernier rapport Tankan d’octobre à +10 points, soit une forte progression de 3 pts par rapport au précédent et le plus haut niveau depuis juin 1997. «Il y a un consensus pour dire que l’économie stagne», a estimé Kazunori Jinnai, chef adjoint du département actions à Daiwa Capital Markets. «Si le rapport Tankan est en hausse, même modérément, cela suffira pour les marchés», a-t-il ajouté.
Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement hier aussi bien au niveau de l’offre du dollar, qui restait très réticente, que de la demande en cette monnaie, qui ne dépassait pas le cadre des besoins commerciaux courants des opérateurs. Et tout cela sous la houlette de la Banque du Liban (BDL) qui a maintenu sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, comme depuis le 9 septembre 1999. En effet, le billet vert, qui a été encore une fois fixé au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, s’est pratiquement négocié tout près du point supérieur d’intervention de la BDL, en présence d’une contrepartie valable à la vente en dehors d’elle. Mais compte tenu de la contraction de l’offre et de la demande, le volume d’affaires de la...