À nouveau en tête du championnat de France de football, grâce à son succès (2-1) sur Saint-Etienne, Bordeaux a pourtant frôlé la correctionnelle dimanche soir au stade Lescure, s’imposant finalement grâce à un nouveau récital de Pauleta, l’arme fatale des Girondins. Un ballon brossé du gauche par Alex sur la transversale (4e), puis un arrêt superbe d’Ulrich Ramé sur un tir du même Alex (17e) : en un quart d’heure, les Verts du Gallois John Toshack auraient pu solder le match. Mais dimanche, les Bordelais avaient Ramé et un pouce de chance en défense, et Pauleta en attaque. Si la fiche technique du match n’accorde qu’un des deux buts bordelais à Pedro Miguel Carreiro Resendes, c’est pourtant avant tout à l’ancien joueur de La Corogne que l’ASSE doit d’être repartie lestée d’une nouvelle défaite. Auteur à 99 % du premier but de son équipe, officiellement conclu sur les 10 derniers centimètres par le Belge Marc Wilmots, puis crédité du but de la victoire, d’une reprise décroisée du droit sur un centre du même Wilmots, le Portugais est aujourd’hui plus que jamais le meilleur buteur bordelais avec 10 réalisations. Pauleta avait même réussi à berner le gardien stéphanois et l’arbitre en obtenant un penalty très contestable à quelques secondes du repos. Mais, malgré son insistance, c’est Lilian Laslandes qui se chargeait de le tirer, perdant finalement son duel face à Janot, et privant son partenaire d’un doublé mérité. « Un coup de dé » «La chance n’a pas été avec nous ce soir, a commenté le président de l’ASSE, Alain Bompard. Nous avons signé notre meilleur match de la saison à l’extérieur, mais tout s’est joué sur un coup de dé». Un dé qui s’appelait Pauleta, a ensuite sous-entendu Toshack. Malgré un gabarit moyen (76 kg, 1,80 m), Pauleta est actuellement l’arbre qui cache la forêt des insuffisances offensives bordelaises. Lob raté de quelques centimètres à la 20e minute, but offert à Wilmots (31e), penalty concédé à Laslandes (45e), puis but à la 55e : Pauleta est synonyme des quatre vraies occasions de but bordelaises. «À part les 20 premières minutes, nous avons vu d’excellentes choses et nous avons retrouvé des intentions offensives», se rassurait Élie Baup après la rencontre. Le jeu bordelais a, certes, semblé retrouver une partie de cette fluidité qui est sa marque de fabrique. Mais hormis Pauleta, l’efficacité n’est pas encore au rendez-vous. Laslandes est de plus en plus brouillon, Wilmots n’a plus ses jambes de 20 ans, alors que Dugarry et Feindouno sont à l’infirmerie. «Nous avons perdu beaucoup de forces lors de nos qualifications contre le Celtic Glasgow et le Werder Brême, justifie Élie Baup. Notre but maintenant est de grapiller quelques points lors des deux matches à venir, puis ce sera le temps de la récupération».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats À nouveau en tête du championnat de France de football, grâce à son succès (2-1) sur Saint-Etienne, Bordeaux a pourtant frôlé la correctionnelle dimanche soir au stade Lescure, s’imposant finalement grâce à un nouveau récital de Pauleta, l’arme fatale des Girondins. Un ballon brossé du gauche par Alex sur la transversale (4e), puis un arrêt superbe d’Ulrich Ramé sur un tir du même Alex (17e) : en un quart d’heure, les Verts du Gallois John Toshack auraient pu solder le match. Mais dimanche, les Bordelais avaient Ramé et un pouce de chance en défense, et Pauleta en attaque. Si la fiche technique du match n’accorde qu’un des deux buts bordelais à Pedro Miguel Carreiro Resendes, c’est pourtant avant tout à l’ancien joueur de La Corogne que l’ASSE doit d’être repartie lestée d’une nouvelle défaite....