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Actualités - Chronologie

Les neuf magistrats

 La Cour suprême des États-Unis, dirigée par le juge William Renhquist, comprend trois juges conservateurs, quatre progressistes et deux modérés. Ces derniers font et défont les alliances majoritaires au sein de la cour en fonction des questions à trancher. Les arrêts sont adoptés à la majorité par un vote de 5-4 au minimum. LE BLOC CONSERVATEUR : – William Renhquist (76 ans, nommé en 1972 par le président républicain Nixon et promu président par Ronald Reagan). Il fait figure de chef de file de l’aile conservatrice de la cour. – Clarence Thomas (52 ans, nommé en 1991 par le républicain George Bush). Sa confirmation par le Sénat avait tardé en raison d’allégations de harcèlement sexuel de la part d’une de ses anciennes collègues, Anita Hill. Aujourd’hui, ce juge noir, plutôt taciturne durant les audiences, campe résolument dans le camp conservateur mais est parfois capable de votes surprise. – Antonin Scalia (64 ans, nommé par Reagan en 1986). Père de neuf enfants, avide joueur de squash, cet ultraconservateur, doté d’une brillante éloquence et d’un esprit mordant, est un partisan d’une interprétation étroite de la Constitution. LE BLOC Progressiste : – Stephen Breyer (62 ans, nommé en 1994 par le président démocrate Clinton). Ce libéral prudent, soucieux de ne pas bouleverser inutilement la jurisprudence établie, est un farouche défenseur du droit à l’avortement. – Ruth Bader Ginsburg (67 ans, nommée en 1993 par M. Clinton). Menue, à l’aspect sévère, cette progressiste mesurée et pro-avortement se remet d’une opération pour un cancer du côlon. – David Souter (60 ans, nommé en 1990 par le président George Bush) : précédé d’une réputation de conservateur, ce juriste courtois et effacé s’est rallié au bloc progressiste, à la grande déception du camp conservateur. – John Paul Stevens (80 ans, désigné en 1975 par le républicain Gerald Ford) : ce libéral énergique aux cheveux blancs, lunettes noires et nœud papillon, est le chef de file du bloc progressiste. Il est aussi l’écrivain le plus prolifique de la cour, dont il rédige de nombreux arrêts. LE BLOC MODÉRÉ : – Anthony Kennedy (64 ans, nommé par Ronald Reagan en 1988) : le plus conservateur des modérés, ce centriste se retrouve le plus souvent dans le camp conservateur sur des sujets controversés comme l’avortement, les politiques de traitement préférentiel des minorités, la limitation des pouvoirs de l’État fédéral, etc. – Sandra Day O’Connor (70 ans, nommée en 1981 par Ronald Reagan) : la première femme à siéger à la haute cour, elle a survécu à un cancer du sein il y a dix ans. Elle plaide la «retenue judiciaire» et vote souvent en phase avec l’opinion publique, tantôt avec les conservateurs ou les progressistes, exerçant ainsi une fonction stabilisatrice au sein de la cour.
 La Cour suprême des États-Unis, dirigée par le juge William Renhquist, comprend trois juges conservateurs, quatre progressistes et deux modérés. Ces derniers font et défont les alliances majoritaires au sein de la cour en fonction des questions à trancher. Les arrêts sont adoptés à la majorité par un vote de 5-4 au minimum. LE BLOC CONSERVATEUR : – William Renhquist (76 ans, nommé en 1972 par le président républicain Nixon et promu président par Ronald Reagan). Il fait figure de chef de file de l’aile conservatrice de la cour. – Clarence Thomas (52 ans, nommé en 1991 par le républicain George Bush). Sa confirmation par le Sénat avait tardé en raison d’allégations de harcèlement sexuel de la part d’une de ses anciennes collègues, Anita Hill. Aujourd’hui, ce juge noir, plutôt taciturne durant les...