Les «Cavaliers» de Cleveland au galop. Le départ en trombe des Sixers de Philadelphie a fait couler beaucoup d’encre mais, en ce début de saison, la conférence est a accouché d’une autre surprise toute aussi réelle. Difficile en effet d’imaginer que les «Cavs» de Cleveland seraient lancés au triple galop en tête de la division centrale. La franchise de l’Ohio, seulement sixième de la même division après une saison à 50 défaites l’an dernier, vient jouer des coudes avec les Knicks de New York, Indiana et bien sûr Philadelphie. Sans l’ombre d’une star au sein de leur effectif, les «Cavaliers», coachés pour la deuxième saison par l’obscur Randy Wittman, accrochent régulièrement les favoris du championnat. Ce comportement assez inattendu de la part d’une franchise jamais titrée, et régulièrement tournée en dérision par ses adversaires, tient à un certain nombre de raisons. La principale d’entre elles est le grand coup de balai donné à l’intersaison par les dirigeants de Cleveland. Désireux de retrouver un peu de faste, ils ont notamment montré la sortie au grand Shawn Kemp et engagé des joueurs affamés par plusieurs années d’errance à l’image de l’intérieur Chris Gatling transféré huit fois en neuf ans ! Aux côtés de Gatling, le jeune meneur Andre Miller, l’expérimenté Clarence Weatherspoon et, dans une moindre mesure, un certain JR Reid (vu en 1997 sous le maillot du Paris Saint-Germain) redonnent des couleurs à Cleveland. Mais la vraie bonne nouvelle a des traits européens et porte le nom de Zydrunas Llgauskas. À 25 ans, cet immense pivot lituanien de 2,20 m semble enfin débarrassé de ses blessures aux deux pieds. Après avoir disputé seulement cinq matches en deux ans, il joue cette saison le paratonnerre au milieu de la raquette des Cavs. Westphal, premier coach limogé. Cinq semaines seulement après le début du championnat, un siège éjectable a déjà fonctionné chez les coaches de NBA. Le premier fusible à avoir sauté répond au nom de Paul Westphal. Après trois saisons à la tête de Seattle, ce technicien de 50 ans a souffert du mauvais départ des Sonics, présentés parmi les favoris depuis l’arrivée d’un vrai pivot en la personne de Pat Ewing (New York). Mais il a surtout été victime de ses relations houleuses avec la star de l’équipe. Gary Payton et Westphal ne pouvaient en effet plus se souffrir depuis la fin de la saison dernière, achevée dès le premier tour des play-offs. Talentueux mais immature, «The Glove» (le gant), pourtant âgé de 32 ans, n’a eu de cesse de pourrir le climat, jusqu’à l’éviction de son coach. Les dirigeants de la franchise championne en 1979 ont aussitôt proposé au dénommé Nate McMillan d’assurer l’intérim. Il s’agit d’un homme du sérail, le nouvel entraîneur de Seattle étant dans les murs depuis une douzaine d’années et il a joué pour les Sonics jusqu’en 1998. Très apprécié à Philadelphie puisque McMillan a eu l’insigne honneur de voir son numéro (le 10) retiré à la fin de sa carrière, il a un passé d’homme de terrain susceptible de lui permettre de cohabiter sans trop de tracas avec l’épouvantable Payton. À la condition bien sûr que les résultats suivent car le siège reste éjectable. Les universitaires s’élancent.Compétition très prisée aux États-Unis, surtout pendant la fameuse March Madness (folie de Mars) qui entoure les phases finales, le championnat NCAA vient de s’élancer. Les meilleures universités du pays vont en découdre pour briguer la succession de Michigan, l’inattendu champion sortant qui a été dépouillé à l’intersaison. Comme souvent ces dernières années, les grands favoris se trouvent sur les campus de Duke et Arizona, Kentucky ou encore North Carolina. Des surprises sont annoncées dans le Tennessee ou le Maryland mais le titre NCAA ne devrait pas échapper à l’un des membres du quatuor cité plus haut. Signe des temps : on relève pas moins de 17 jeunes joueurs français engagés dans les différentes divisions universitaires avec, pour certains, des rôles majeurs tel celui dévolu à Karim Souchu qui opère à Furnam.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les «Cavaliers» de Cleveland au galop. Le départ en trombe des Sixers de Philadelphie a fait couler beaucoup d’encre mais, en ce début de saison, la conférence est a accouché d’une autre surprise toute aussi réelle. Difficile en effet d’imaginer que les «Cavs» de Cleveland seraient lancés au triple galop en tête de la division centrale. La franchise de l’Ohio, seulement sixième de la même division après une saison à 50 défaites l’an dernier, vient jouer des coudes avec les Knicks de New York, Indiana et bien sûr Philadelphie. Sans l’ombre d’une star au sein de leur effectif, les «Cavaliers», coachés pour la deuxième saison par l’obscur Randy Wittman, accrochent régulièrement les favoris du championnat. Ce comportement assez inattendu de la part d’une franchise jamais titrée, et régulièrement...