Sept ans après son unique défaite face à l’Américain Virgil Hill, qu’il retrouvera samedi à l’Astroballe de Villeurbanne, le champion du monde des lourds-légers (WBA), Fabrice Tiozzo, s’estime désormais suffisamment expérimenté pour prendre enfin sa revanche sur ce redoutable adversaire. Pour sa toute première chance mondiale (WBC), dans la catégorie des mi-lourds, le boxeur français avait été battu aux points par Hill en 1993 à Levallois-Perret. «Ce combat est un passage obligatoire pour moi afin d’envisager la suite de ma carrière. Il faut qu’il se fasse. Cela va effacer des choses dans ma tête», assure même Tiozzo avouant que ce match perdu avait longtemps hanté son esprit. Fabrice Tiozzo se souvient encore parfaitement du premier combat contre Hill et «particulièrement de la préparation de trois mois qui avait été très dure». «Je ne me suis jamais entraîné comme cela depuis», reconnaît-il. «J’ai été deux fois au tapis lors des deux premières reprises et il n’était pas évident de récupérer mentalement», rappelle-t-il. Mais ce combat a servi de révélateur pour Tiozzo, âgé à l’époque de 24 ans. «Je me suis prouvé que je n’étais pas si mauvais que cela malgré certaines critiques», avoue-t-il. «Je suis devenu champion d’Europe un an plus tard et en 1995, champion du monde», se souvient-il. Face à Virgil Hill, son challenger officiel, Fabrice Tiozzo retrouvera, pour la première fois depuis qu’il est professionnel, un adversaire qu’il a déjà affronté. «En amateur, cela m’est arrivé, et lorsque j’avais perdu le premier match, j’ai toujours gagné le second», assure-t-il. Le changement de catégorie des deux combattants ne devrait avoir aucune incidence sur le style de l’un et de l’autre. «L’expérience et surtout l’aspect tactique sont les domaines qui auront le plus évolué chez nous», affirme le champion du monde, sûr de lui et de son état de forme à la date du combat. «Je vais gagner et je vais adorer cette victoire», lance-t-il. Par la suite, Fabrice Tiozzo entend défendre de nouveau son titre par dérogation afin «de combler son manque de ring», puis de faire un combat de préparation avant de défier le Russe Jirov, champion IBF des lourds-légers pour une unification du titre avec cette fédération. Ensuite, le Français garde toujours, à 31 ans, le projet de monter chez les lourds pour affronter les boxeurs les plus médiatiques avec le sentiment toutefois qu’il devra le faire aux États-Unis. «Personne en France ne veut s’engager financièrement pour monter ce type de réunion», regrette-t-il.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Sept ans après son unique défaite face à l’Américain Virgil Hill, qu’il retrouvera samedi à l’Astroballe de Villeurbanne, le champion du monde des lourds-légers (WBA), Fabrice Tiozzo, s’estime désormais suffisamment expérimenté pour prendre enfin sa revanche sur ce redoutable adversaire. Pour sa toute première chance mondiale (WBC), dans la catégorie des mi-lourds, le boxeur français avait été battu aux points par Hill en 1993 à Levallois-Perret. «Ce combat est un passage obligatoire pour moi afin d’envisager la suite de ma carrière. Il faut qu’il se fasse. Cela va effacer des choses dans ma tête», assure même Tiozzo avouant que ce match perdu avait longtemps hanté son esprit. Fabrice Tiozzo se souvient encore parfaitement du premier combat contre Hill et «particulièrement de la préparation de trois...