La France, championne du monde et d’Europe de football, n’est pas parvenue à glisser un seul club parmi les 20 plus riches du monde, un classement dominé pour la 3e année d’affilée par Manchester United, selon la dernière étude du cabinet d’audit Deloitte et Touche. Le Paris Saint-Germain, 15e lors du précédent classement, est pointé désormais à la 25e place. Il est même devancé par l’Olympique de Marseille, qui connaît une importante progression en passant de la 51e à la 22e place. «Les clubs français souffrent d’un environnement juridique et fiscal qui ne leur est pas favorable et les réflexions actuelles de la Commission européenne sur les transferts risquent de dégrader encore leur positionnement futur si rien ne change», a commenté Didier Taupin, du cabinet d’audit. Dans cette nouvelle livraison, les clubs britanniques renforcent leur domination avec 10 clubs (contre neuf la saison dernière), dont huit pour l’Angleterre et deux pour l’Écosse. Le Celtic Glasgow est d’ailleurs la seule équipe à faire son entrée dans le Top 20. Pour sa part, Manchester confirme, pour la troisième année consécutive, qu’il est le club le plus riche du monde avec un chiffre d’affaires (hors transferts) en 1998-1999 de 110 millions de livres (166,35 millions de dollars), soit une croissance de 26 % par rapport à la saison écoulée. Chelsea, le club des riches de Londres, connaît la plus belle progression en gagnant cinq places. Selon Gery Boon, du même cabinet d’audit, cette performance s’explique parce que les clubs britanniques «disposent d’un avantage financier sur leurs homologues du continent». Le milliard dépassé, «ils possèdent leur stade. Ce qui leur apporte d’autres sources de revenus potentiels», a-t-il indiqué. «Cependant, cette position dominante pourrait être remise en cause par la déferlante des contrats de télévision. Récemment, les clubs italiens et espagnols ont obtenu le droit de négocier leurs propres contrats de télévision. Cette manne devrait leur faire gagner des places parmi les 20 premiers», a ajouté Gery Boon. Après l’Angleterre, l’Italie est la nation la plus «riche» avec six clubs, dont quatre dans les dix premiers (Juventus Turin, Milan AC, Lazio Rome, Inter Milan). Seuls deux autres pays apparaissent dans ce classement : l’Allemagne avec Dortmund et surtout le Bayern Munich, qui a ravi la deuxième place au Real Madrid, et l’Espagne avec le Real et le FC Barcelone. Les Pays-Bas et le Brésil, dont les clubs figuraient dans l’avant-dernier classement, ne sont plus représentés pour la deuxième année d’affilée. Enfin, cette étude fait apparaître que le total des chiffres d’affaires des 20 clubs les plus riches a dépassé la barre du milliard de livres en 1998-99, soit une augmentation de 15 % par rapport à la précédente saison.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La France, championne du monde et d’Europe de football, n’est pas parvenue à glisser un seul club parmi les 20 plus riches du monde, un classement dominé pour la 3e année d’affilée par Manchester United, selon la dernière étude du cabinet d’audit Deloitte et Touche. Le Paris Saint-Germain, 15e lors du précédent classement, est pointé désormais à la 25e place. Il est même devancé par l’Olympique de Marseille, qui connaît une importante progression en passant de la 51e à la 22e place. «Les clubs français souffrent d’un environnement juridique et fiscal qui ne leur est pas favorable et les réflexions actuelles de la Commission européenne sur les transferts risquent de dégrader encore leur positionnement futur si rien ne change», a commenté Didier Taupin, du cabinet d’audit. Dans cette nouvelle livraison,...