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Actualités - Chronologie

Création anglaise La mode 2001 vue par Londres

La London Fashion Week correspond à la période des collections parisiennes. Un événement majeur traduit par une longue série de manifestations et défilés divers autour de la mode. Cette année, la Semaine anglaise a été un déluge débridé d’événements délirants, dynamiques, hauts en couleur, où l’humour était aussi présent que la «fashion» (mode). D’ailleurs, l’hymne de la manifestation n’était autre que la chanson de Robbie Williams, la pop star, intitulée «Let me Entertain You» (Laissez-moi vous amuser)... L’exubérance était partout. «Laissez-moi vous épater» aurait mieux convenu, semble-t-il, comme avertissement. Fric et frime avec les fourreaux lamés or 24 carats de la créatrice Maria Grashvogel. Du cuir décliné en robe, blouson, accessoires, chaussures et... fleurs pour le duo Clements-Ribei dont les tailleurs-pantalons en cuir étaient ornés d’une profusion de boutons dorés... Matthew Williamson, avec «Candy Girl», signait une collection aveuglante. Des imprimés de camouflage militaire peints en couleur fluo, turquoise, rose, orange, en tenues rehaussées de décorations caricaturées avec des porte-munitions pour accessoires. Le clou des défilés, toutefois, a été celui de Julien Mac Donald. Croulant sous des cristaux multicolores, les mannequins, hissés sur des talons hauts, arboraient des kilomètres de soieries précieuses, aux coupes savantes, aux broderies élaborées, soulignées par des sequins. Une véritable débauche de matières d’où seule l’excentricité sortait victorieuse. Beaucoup moins exubérant, Paul Smith proposait une garde-robe de brousse : robes, shorts, sahariennes, le tout ultra-mini. Quelques imprimés, à impression girafe, servaient de référence quant à l’inspiration de la collection. On serait en droit de se demander quel serait le sort des exploratrices arpentant brousse et savane en sahariennes extra-mini et shorts microscopiques. Chez Burberry, par contre, le sport restait sobre et super-chic. Plis, juxtapositions, proportions savamment étudiés prônaient des innovations modernisantes sans rien perdre de cette élégance très «british» qui caractérise le style de la maison. Clou spectaculaire du défilé, peut-être même de la Semaine de mode londonienne, le manteau œuvre d’art qui clôturait le défilé de Burberry. Entièrement fait en écailles de cuir multicolore, ce vêtement constituait un véritable morceau de bravoure dont l’élégance égalait l’originalité et la perfection... Il est toutefois incontestable que l’événement le plus fou, le plus spectaculaire, le plus débridé de la Semaine londonienne restera le défilé de MacQueen. Un véritable psychodrame donné au fond d’un entrepôt de véhicules désaffecté. Au son d’un battement musical, rappelant celui du cœur, et face à une cage tapissée de miroirs, le public assistait à une parade de créatures, la tête enveloppée de bandelettes. Un des mannequins portait un top en plexi rouge d’où s’envolaient des papillons. Une silhouette masquée traversait le podium, d’autres déambulaient autour du cube aux parois miroir. De ce délire n’a été retenue qu’une seule chose : l’incroyable perfection et la maîtrise absolue de la coupe de McQueen. Les vestes, les tailleurs-pantalons, ses gilets déboutonnés sous les bras, la jupe-culotte taillée comme une veste étaient de véritables morceaux de bravoure. Comment expliquer, alors, la démence de la mise en scène ?
La London Fashion Week correspond à la période des collections parisiennes. Un événement majeur traduit par une longue série de manifestations et défilés divers autour de la mode. Cette année, la Semaine anglaise a été un déluge débridé d’événements délirants, dynamiques, hauts en couleur, où l’humour était aussi présent que la «fashion» (mode). D’ailleurs, l’hymne de la manifestation n’était autre que la chanson de Robbie Williams, la pop star, intitulée «Let me Entertain You» (Laissez-moi vous amuser)... L’exubérance était partout. «Laissez-moi vous épater» aurait mieux convenu, semble-t-il, comme avertissement. Fric et frime avec les fourreaux lamés or 24 carats de la créatrice Maria Grashvogel. Du cuir décliné en robe, blouson, accessoires, chaussures et... fleurs pour le duo...