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Actualités - Chronologie

Édition La Bible en français simple

La Bible, déjà traduite en 371 langues, existe désormais en un français ramassé en 3 500 mots avec une structure grammaticale simple, à l’intention des pays où le français est la langue de communication, mais pas la langue maternelle de ses habitants. Réalisé par l’Alliance biblique universelle à la demande de la conférence des évêques d’Afrique de l’Ouest, ce livre a reçu l’imprimatur de l’Église catholique et l’aval des Églises protestantes et évangéliques. Les traducteurs, tous spécialistes de la Bible, se sont entourés de linguistes et d’exégètes pour que cette simplification du livre le plus célèbre au monde ne soit pas une trahison. Il a été présenté lors d’une cérémonie au siège de l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) à Paris, en présence notamment de l’archevêque d’Abidjan, Mgr Bernard Agré. La société biblique française, antenne de l’alliance biblique universelle, avait déjà réalisé une Bible en français courant, mais l’effort de clarté par rapport aux versions plus savantes avait surtout porté sur la syntaxe. Dans la nouvelle version, il a fallu rendre intelligible le texte à tous ceux qui maîtrisent mal le français écrit ou parlé. À titre de comparaison, la Traduction œcuménique de la Bible (TOB), l’une des éditions les plus connues en France, compte 80 000 «entrées lexicales» (les mots et leurs déclinaisons) alors que la version en français courant en compte 18 000 et que les 3 500 mots du français fondamental correspondent à environ 6 000 ou 7 000 entrées lexicales. Le français fondamental a été élaboré au lendemain de la guerre, à la demande de l’Unesco, par l’universitaire français Georges Gougenheim. Il correspond approximativement à ce qu’un élève d’école primaire apprend en trois ou quatre ans. Outre le vocabulaire, concret et simple, il privilégie les tournures de phrases actives. En Afrique, lors des cérémonies religieuses, il est courant que les passages de la Bible lus en public soient traduits oralement dans la langue des habitants. Cette version en français simple rendra plus facile le travail des interprètes. Mais l’évêque d’Orléans (centre de la France), Mgr Gérard Daucourt, a souligné qu’elle serait également très utile en France, à l’intention de ceux qui ont des difficultés de lecture (catéchumènes d’origine étrangère, gens du voyage, etc).
La Bible, déjà traduite en 371 langues, existe désormais en un français ramassé en 3 500 mots avec une structure grammaticale simple, à l’intention des pays où le français est la langue de communication, mais pas la langue maternelle de ses habitants. Réalisé par l’Alliance biblique universelle à la demande de la conférence des évêques d’Afrique de l’Ouest, ce livre a reçu l’imprimatur de l’Église catholique et l’aval des Églises protestantes et évangéliques. Les traducteurs, tous spécialistes de la Bible, se sont entourés de linguistes et d’exégètes pour que cette simplification du livre le plus célèbre au monde ne soit pas une trahison. Il a été présenté lors d’une cérémonie au siège de l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) à Paris,...