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Réunion du Conseil de sécurité pour prolonger le programme humanitaire

Le Conseil de sécurité de l’Onu s’est réuni lundi pour discuter du renouvellement du programme humanitaire pour l’Irak alors que Bagdad tente d’obtenir un plus grand contrôle de ses revenus pétroliers. L’actuelle phase VIII du programme semestriel pétrole contre nourriture arrive à échéance mardi à minuit (heure de New York), et le Conseil devait voter mardi sa prolongation, ont indiqué des diplomates. L’Irak, qui est le troisième exportateur des pays de l’Opep avec 3,2 millions de barils par jour, a suspendu vendredi ses exportations dans le but de faire pression sur le Conseil, selon des diplomates. Bagdad réclame un fonds qu’il gérerait directement pour financer la réhabilitation de son industrie pétrolière gravement déteriorée. Ce fonds servirait à des dépenses locales et échapperait au contrôle étroit de l’Onu. La Grande-Bretagne et la France devaient présenter au Conseil de sécurité, traditionnellement divisé sur l’Irak, des projets de résolution concurrents sur l’établissement de ce fonds. Le ministre irakien du Pétrole, Amer al-Rachid, a déclaré dimanche que l’Irak avait demandé en novembre à l’Onu la possibilité de prélever 1,5 euro (1,3 dollar) sur chaque baril de brut exporté pour financer des dépenses locales dans le secteur pétrolier. Le gouvernement irakien et l’Onu sont aussi en désaccord sur une nouvelle formule des prix pour décembre. En dérogation à l’embargo imposé à l’Irak depuis son invasion du Koweït en août 1990, le programme pétrole contre nourriture permet à Bagdad de vendre son pétrole pour acheter sous strict contrôle de l’Onu des biens de première nécessité et des pièces de rechange pour son industrie pétrolière. Le porte-parole de l’Onu, Fred Eckhard, a indiqué que le directeur du Bureau du programme pour l’Irak, Benon Sevan, a rendu compte aux membres du Conseil réunis à huis clos du rapport du secrétaire général de l’Onu Kofi Annan. Dans son rapport publié vendredi, M. Annan a demandé au Conseil et à l’Irak d’améliorer le fonctionnement du programme humanitaire qui ne parvient pas à réduire les difficultés de la population irakienne. L’Onu estime que les revenus pétroliers de l’Irak devaient s’élever pour la phase VIII à plus de 10,3 milliards de dollars, un record depuis le début de la mise en œuvre de ce programme en décembre 1996. Une partie seulement de cette somme (53 %) va au programme humanitaire, le reste allant aux Kurdes dans le nord du pays, à un fonds de compensation du Koweït et aux frais de fonctionnement de l’Onu. Le Conseil de sécurité a décidé fin septembre de baisser de 30 % à 25 % la part allouée au Koweït en dédommagement de l’occupation irakienne (août 1990-février 1991) pour financer plus largement les besoins humanitaires. Mais les membres du Conseil sont aujourd’hui en désaccord sur la manière de redistribuer ces 5 % à l’Irak, ont indiqué des diplomates.
Le Conseil de sécurité de l’Onu s’est réuni lundi pour discuter du renouvellement du programme humanitaire pour l’Irak alors que Bagdad tente d’obtenir un plus grand contrôle de ses revenus pétroliers. L’actuelle phase VIII du programme semestriel pétrole contre nourriture arrive à échéance mardi à minuit (heure de New York), et le Conseil devait voter mardi sa prolongation, ont indiqué des diplomates. L’Irak, qui est le troisième exportateur des pays de l’Opep avec 3,2 millions de barils par jour, a suspendu vendredi ses exportations dans le but de faire pression sur le Conseil, selon des diplomates. Bagdad réclame un fonds qu’il gérerait directement pour financer la réhabilitation de son industrie pétrolière gravement déteriorée. Ce fonds servirait à des dépenses locales et échapperait au contrôle...