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Actualités - Chronologie

Brassage culturel, sous les mers

Même les créatures sous-marines, les baleines en l’occurrence, ne seraient pas à l’abri des influences culturelles, à en croire des chercheurs australiens qui ont constaté un changement radical de leur répertoire chanté en moins de deux ans, à la faveur d’influences «étrangères», selon le magazine scientifique Nature. La baleine bleue dite à bosse (Megapera novaeangliae), dont l’aire de répartition géographique est très vaste, se distingue par l’extrême variété de ses chants en fonction des océans qu’elle peuple. En dehors de ses acrobaties extraordinaires, cet animal est renommé pour les chants émis par les mâles sur les aires de reproduction, qui sont parmi les plus intenses et les plus complexes du monde animal. En moins de deux ans, des baleines à bosse étudiées dans le Pacifique à l’est de l’Australie ont complètement abandonné leur très complexe mélopée, pour adopter une mélodie appartenant à une variété de baleines de passage, venues du lointain océan Indien, selon une équipe de l’Université de Sydney, citée dans l’hebdomadaire britannique. Plus de 1 000 heures d’enregistrement effectuées dans les zones de reproduction à l’est de l’Australie entre 1995 et fin 1997 ont permis de suivre la modification d’abord insensible, puis plus radicale des thèmes mélodiques. En 1998, plus rien ne subsistait du thème musical d’origine bien particulier de la colonie étudiée, qui comptait une centaine d’animaux. «Un changement aussi radical est totalement sans précédent dans la tradition vocale animalière et laisse à penser que la nouveauté à elle seule est capable de susciter le changement», selon Michael Noad, qui a conduit la recherche. Le chant des mâles varie selon leur lieu d’habitat, mais il est commun à tous les membres d’un bassin océanique donné. On pensait jusqu’à présent que, comme c’est le cas pour les oiseaux, les structures d’expression musicale n’étaient susceptibles d’évoluer que sur des périodes très longues. Nul n’aurait pu imaginer voir une mélodie d’importation détrôner si rapidement ce qui s’apparente à un répertoire traditionnel.
Même les créatures sous-marines, les baleines en l’occurrence, ne seraient pas à l’abri des influences culturelles, à en croire des chercheurs australiens qui ont constaté un changement radical de leur répertoire chanté en moins de deux ans, à la faveur d’influences «étrangères», selon le magazine scientifique Nature. La baleine bleue dite à bosse (Megapera novaeangliae), dont l’aire de répartition géographique est très vaste, se distingue par l’extrême variété de ses chants en fonction des océans qu’elle peuple. En dehors de ses acrobaties extraordinaires, cet animal est renommé pour les chants émis par les mâles sur les aires de reproduction, qui sont parmi les plus intenses et les plus complexes du monde animal. En moins de deux ans, des baleines à bosse étudiées dans le Pacifique à l’est de...