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Actualités - Chronologie

Philippines Arroyo renonce à un second mandat

La présidente Gloria Arroyo a stupéfait les Philippines en annonçant lundi qu’elle renonçait à briguer un second mandat et ne serait donc pas candidate à l’élection présidentielle de mai 2004. Mme Arroyo, 55 ans, a expliqué avoir pris cette décision pour préserver l’unité nationale et apaiser les querelles politiques qui agitent l’archipel et freinent son développement économique. « Tout ce que je demande, c’est que nous soyons unis », a déclaré Mme Arroyo lors d’un rassemblement à Baguio, dans le nord, où elle passe les vacances de fin d’année avec sa famille. Élue vice-présidente en 1998, elle était arrivée au sommet du pouvoir sans mandat correspondant, en janvier 2001, à la faveur d’un soulèvement populaire, soutenu par l’armée, qui avait chassé le président Joseph Estrada empêtré dans un scandale de corruption. Mme Arroyo a nié que sa popularité chancelante ait été à l’origine de sa décision de ne pas se présenter à la prochaine élection pour un mandat de six ans. Elle a expliqué qu’elle voulait se concentrer jusqu’à la fin de son mandat sur le renforcement de l’économie et la création d’emplois en luttant contre la bureaucratie et la corruption. Elle a estimé que les doutes sur ses intentions pour 2004 n’auraient fait que compromettre le développement d’un pays où quatre habitants sur dix vivent avec l’équivalent de moins d’un dollar par jour. « Les efforts de lancement de programmes gouvernementaux risquaient d’être annihilés par les querelles politiques jusqu’à l’élection », a-t-elle dit. Elle a ajouté qu’elle avait pris sa décision en février dernier. « Après une année à la présidence, j’ai passé en revue ce que j’avais accompli. J’ai réalisé que nous n’étions pas parvenus à obtenir l’unité nationale », a-t-elle dit. L’annonce surprise de la présidente philippine survient sur fond de rumeurs de corruption de membres de son cabinet et de son mari, l’avocat Jose Miguel Arroyo, démenties par le gouvernement. Économiste de formation aux fortes convictions catholiques et fille d’un ancien président, Mme Arroyo s’est fixé comme tâches prioritaires l’éradication de la pauvreté et la restauration de valeurs morales au sommet de l’État. Elle s’est montrée une alliée fidèle des États-Unis dans la lutte contre le terrorisme en soutenant un engagement militaire américain contre des rebelles musulmans dans le sud du pays. Mais les Philippines souffrent d’un déficit budgétaire grandissant qui a entraîné l’inquiétude des créanciers internationaux et la méfiance des investisseurs. La présidente a annoncé une série d’initiatives dans les prochaines semaines pour améliorer la vie des Philippins, mais n’a pas donné de précisions. Elle doit prononcer un important discours le 6 janvier.
La présidente Gloria Arroyo a stupéfait les Philippines en annonçant lundi qu’elle renonçait à briguer un second mandat et ne serait donc pas candidate à l’élection présidentielle de mai 2004. Mme Arroyo, 55 ans, a expliqué avoir pris cette décision pour préserver l’unité nationale et apaiser les querelles politiques qui agitent l’archipel et freinent son développement économique. « Tout ce que je demande, c’est que nous soyons unis », a déclaré Mme Arroyo lors d’un rassemblement à Baguio, dans le nord, où elle passe les vacances de fin d’année avec sa famille. Élue vice-présidente en 1998, elle était arrivée au sommet du pouvoir sans mandat correspondant, en janvier 2001, à la faveur d’un soulèvement populaire, soutenu par l’armée, qui avait chassé le président Joseph Estrada empêtré...