SANTÉ - Boire sept tasses chaque jour… Café antidiabète
le 27 décembre 2002 à 00h00
Les très gros buveurs de café auraient nettement moins de risque de développer un diabète de type 2, surnommé diabète gras, en raison de sa propension à toucher les personnes en excès de poids, suggère une étude néerlandaise portant sur plus de 17 000 adultes, à paraître demain samedi dans la revue médicale britannique « The Lancet ». Les individus qui boivent chaque jour sept tasses de café ou plus auraient ainsi 50 % moins de risque de développer cette forme de diabète, la plus répandue dans le monde, comparé à ceux qui n’en consomment que deux tasses ou moins, selon le Dr Rob Van Dam et ses collègues de l’institut national de santé publique néerlandais (Bilthoven, Pays-Bas). Pour éviter les biais d’interprétation, les auteurs ont tenu compte de la consommation de tabac et d’alcool ainsi que du poids de 17 111 sujets âgés de 30 à 60 ans, dont 4 255 gros buveurs de café (7 tasses ou plus/jour) et à l’autre extrême, 2792 en consommant peu (2 tasses ou moins). Ces résultats pourraient avoir « d’importantes implications en matière de santé publique », affirment-ils, face aux dépenses de santé générées par cette forme de diabète, favorisée par l’obésité. Mais ils mettent en garde contre la tentation de prendre le café pour une solution miracle contre ce problème de santé. Le diabète, caractérisé par un excès de sucre dans le sang, touche plus de 150 millions de personnes dans le monde. Le diabète de type 2 représente 90 % de ces cas. Surnommé diabète gras ou de l’âge mûr, il commence à apparaître chez les enfants, en raison du développement de l’obésité infantile. Aux États-Unis, royaume du hamburger et des sodas, l’obésité tue chaque année quelque 300 000 personnes. Plus d’un milliard d’individus souffrent d’obésité ou de surcharge pondérale dans le monde (dont 22 millions d’enfants), selon l’Association internationale pour l’étude de l’obésité (AIEO). En France, le surpoids sévit chez 12 % des enfants de 6 à 10 ans et chez 16 % des 16 à 18 ans. Les diabétiques ont deux à quatre fois plus de risque de développer une maladie cardio-vasculaire, comme l’infarctus, selon la Fédération internationale du diabète (FID). Certains composés du café, comme l’acide chlorogénique (groupe des polyphénols fréquemment présents dans les plantes) qui participe à sa saveur ou le magnésium, pourraient expliquer le phénomène relevé par les chercheurs de l’institut néerlandais. En laboratoire, l’acide chlorogénique réduit l’absorption de glucose au niveau du foie. Le magnésium augmenterait la sensibilité à l’insuline, l’hormone qui évite normalement l’excès de sucre dans le sang.
Les très gros buveurs de café auraient nettement moins de risque de développer un diabète de type 2, surnommé diabète gras, en raison de sa propension à toucher les personnes en excès de poids, suggère une étude néerlandaise portant sur plus de 17 000 adultes, à paraître demain samedi dans la revue médicale britannique « The Lancet ». Les individus qui boivent chaque jour sept tasses de café ou plus auraient ainsi 50 % moins de risque de développer cette forme de diabète, la plus répandue dans le monde, comparé à ceux qui n’en consomment que deux tasses ou moins, selon le Dr Rob Van Dam et ses collègues de l’institut national de santé publique néerlandais (Bilthoven, Pays-Bas). Pour éviter les biais d’interprétation, les auteurs ont tenu compte de la consommation de tabac et d’alcool ainsi que du poids...
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