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Actualités - Chronologie

Moscou et Téhéran vont accélérer leur coopération nucléaire

La Russie et l’Iran se sont mis d’accord pour accélérer la construction de la centrale nucléaire de Bouchehr (sud de l’Iran) et étudier la réalisation d’une deuxième centrale, a rapporté l’agence officielle Irna. Dans un protocole d’accord, les deux pays ont réaffirmé la nécessité d’« accélérer la construction de la centrale de Bouchehr » et « se sont mis d’accord pour former une commission mixte afin de mener les études de faisabilité pour la construction d’une autre centrale nucléaire », selon la même source. L’accord a été signé par le ministre russe de l’Énergie atomique, Alexandre Roumiantsev, au quatrième jour de sa visite officielle à Téhéran, et le chef de l’autorité nucléaire iranienne, Gholam Reza Aghazadeh, qui, tous deux cités par Irna, ont assuré que le programme nucléaire iranien serait uniquement civil. Sous la pression des Américains, qui accusent régulièrement l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique, Moscou a demandé à Téhéran de s’engager à lui remettre l’uranium enrichi de la centrale de Bouchehr, pour éviter qu’il ne soit utilisé à des fins militaires. Téhéran et Moscou étaient parvenus à un accord préliminaire sur le retour en Russie du combustible irradié utilisé par la centrale de Bouchehr, avait indiqué lundi M. Roumiantsev. Le protocole signé mercredi insiste également sur l’obligation des Russes de terminer la construction de la centrale dans les délais impartis. La Russie avait dans un premier temps prévu la fin des travaux en 2005, mais avait ensuite annoncé que la centrale pourrait être terminée avant la fin 2003. Irna n’a pas précisé si une nouvelle date de fin des travaux avait été fixée. Lors d’une conférence de presse plus tôt mercredi, M. Roumiantsev avait assuré que le projet de Bouchehr irait de l’avant malgré les pressions de Washington et indiqué que la coopération nucléaire de son pays avec l’Iran s’effectuait en conformité avec la législation internationale. « La coopération irano-russe se conforme aux réglementations internationales et les règles édictées par l’Agence internationale de l’Énergie atomique (AIEA) », avait-il affirmé. En revanche, aucune annonce officielle n’a été effectuée sur le retour du combustible usagé en Russie après son utilisation par la centrale, même si le président iranien Mohammad Khatami a affirmé que ce combustible serait renvoyé dans son pays d’origine. Le secrétaire d’État américain Colin Powell avait déclaré la semaine dernière que les États-Unis s’interrogeaient pourquoi l’Iran, qui possède de très importantes réserves en hydrocarbures, éprouvait la nécessité de mettre sur pied un programme nucléaire. Les autorités américaines ont dit avoir identifié deux sites dans le centre de l’Iran, Arak et Natanz, qui, selon elles, font partie d’un programme iranien caché d’armes nucléaires. Les responsables iraniens ont qualifié ces affirmations de « propagande ». L’AIEA a indiqué la semaine dernière que son directeur général, Mohammed el-Baradei, se rendrait en février en Iran afin de visiter les sites d’Arak et de Natanz et, peut-être, d’autres sites.
La Russie et l’Iran se sont mis d’accord pour accélérer la construction de la centrale nucléaire de Bouchehr (sud de l’Iran) et étudier la réalisation d’une deuxième centrale, a rapporté l’agence officielle Irna. Dans un protocole d’accord, les deux pays ont réaffirmé la nécessité d’« accélérer la construction de la centrale de Bouchehr » et « se sont mis d’accord pour former une commission mixte afin de mener les études de faisabilité pour la construction d’une autre centrale nucléaire », selon la même source. L’accord a été signé par le ministre russe de l’Énergie atomique, Alexandre Roumiantsev, au quatrième jour de sa visite officielle à Téhéran, et le chef de l’autorité nucléaire iranienne, Gholam Reza Aghazadeh, qui, tous deux cités par Irna, ont assuré que le programme...