Le marché des changes de Beyrouth a débuté la semaine dans le calme avant la trêve de Noël, en l’absence toujours d’intérêt à la demande du dollar en dehors de la BDL dont l’offre est restée relativement limitée. Cela étant et compte tenu du maintien par celle-ci de sa fourchette d’intervention entre 1 501 LL et 1 514 LL, le billet vert continuait à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié dans les échanges interbancaires à 1 501 LL. Pourtant, le volume des transactions n’aurait pas dépassé quelque 25 millions $, entièrement placés à l’achat par la BDL à 1 501 LL, à en croire les sources cambistes. À l’étranger, le dollar a présenté une grande résistance aux influences baissières émanant des incertitudes entourant la situation en Irak malgré la mise en garde lancée par le ministre allemand des Finances qui a estimé qu’une guerre contre ce pays serait un grand risque pour la croissance mondiale déjà hésitante. Cela d’autant que la communauté financière continuait à être hantée par la peur d’une attaque terroriste en cette période de Noël. Cette résistance a été attribuée par les cambistes à la publication d’indicateurs aux États-Unis, confirmant l’amélioration de la première économie mondiale. À cet égard, les opérateurs ont été rassurés par la hausse de l’indice de confiance des consommateurs établi par l’Université du Michigan à 86,7 pts en décembre (chiffre définitif) au lieu de 86,5 points comme attendu. Il en est de même de l’augmentation des dépenses des ménages américains de 0,5 % en novembre dans une proportion plus grande que la hausse de 0,3 % de leurs revenus pendant la même période, surtout que la consommation aux États-Unis représente les deux tiers du PIB américain. Eu égard à ces considérations économiques, nombre d’opérateurs ont estimé devoir racheter le dollar à la veille du long chômage de Noël, le faisant négocier à New York à 1,0260 pour un euro, après 1,0325, contre 1,0270 vendredi dernier, à 1,5940 pour un sterling, après 1,6040, contre 1,6025, à 1,42 FS, après 1,4150, contre 1,4240 et à 120,45 yens, après 119,75, contre 120,40. Volatilité des Bourses mondiales En Bourse, les marchés américains étaient mitigés à la veille du chômage de Noël, Wall Street souffrant des nouvelles négatives de sociétés contrairement au Nasdaq qui a profité d’achats de couverture après trois semaines difficiles. L’avertissement lancé par Wal-Mart sur ses ventes de décembre et la publication d’informations négatives sur McDonald’s et Citigroup ont fait ignorer aux opérateurs l’actualité économique. Finalement, Wall Street a abandonné 0,21 % alors que le Nasdaq gagnait 1,37 %. En Europe, les places boursières ont pour la plupart terminé en hausse, à l’issue d’une séance volatile et sans ressort à la veille de Noël dans des marchés oppressés par les craintes d’une guerre en Irak, mais soutenus par la flambée des prix pétroliers à leur plus haut depuis deux ans. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 6 908 actions A de Solidere de 4 7/8 à 4 3/4 $ et la stabilité de 2 413 actions B de la même société à 5 $ ainsi que de 10 000 actions de Holcim à 19/32 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le marché des changes de Beyrouth a débuté la semaine dans le calme avant la trêve de Noël, en l’absence toujours d’intérêt à la demande du dollar en dehors de la BDL dont l’offre est restée relativement limitée. Cela étant et compte tenu du maintien par celle-ci de sa fourchette d’intervention entre 1 501 LL et 1 514 LL, le billet vert continuait à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié dans les échanges interbancaires à 1 501 LL. Pourtant, le volume des transactions n’aurait pas dépassé quelque 25 millions $, entièrement placés à l’achat par la BDL à 1 501 LL, à en croire les sources cambistes. À l’étranger, le dollar a présenté une grande résistance aux influences baissières émanant des incertitudes entourant la situation en Irak malgré la mise en...