Algérie Villepin à Alger sur les traces... de Burns
le 18 décembre 2002 à 00h00
Le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, a affirmé hier à Alger la volonté de la France de soutenir la réforme d’une économie algérienne grevée par quarante ans de socialisme et dix ans de conflit armé entre l’État et les islamistes. Une semaine après la visite d’un responsable américain, William Burns, secrétaire d’État adjoint en charge du Maghreb et du Proche-Orient, qui avait indiqué la volonté des États-Unis de fournir des équipements antiguérilla à l’armée algérienne, le ministre français a exprimé sa « foi en l’avenir de l’Algérie », dirigée par le président Abdelaziz Bouteflika. Alors que la presse algérienne spécule sur la volonté des Américains de « faire de l’Algérie et plus largement du Maghreb, jusque-là chasse gardée de la France, leur zone d’influence », M. de Villepin a affirmé « l’engagement de la France à soutenir les réformes » et « la modernisation de l’économie algérienne » dans ce pays où les violences des groupes armés islamistes ont fait plus 100 000 morts en une décennie. Dominique de Villepin, qui a signé hier une convention de reconversion d’une fraction de la dette algérienne vis-à-vis de la France en investissements pour un montant de 61 millions d’euros, a répondu indirectement aux critiques sur la « frilosité » des investisseurs français, « les promesses non tenues », « les déclarations de bonnes intentions qui ne connaissent souvent pas de suites sur le terrain ». « Notre engagement est clair : nous sommes à vos côtés pour soutenir les politiques de réforme que vous souhaitez entreprendre. Il s’agit de construire une relation sereine, par-delà les humeurs du moment », a dit le ministre français lors d’un discours à l’Institut national de la magistrature. M. de Villepin, qui a rencontré pendant près de 4 heures M. Bouteflika, a évoqué avec le président algérien « essentiellement » les question économiques, notamment entre la France et l’Algérie, selon une source diplomatique française.
Le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, a affirmé hier à Alger la volonté de la France de soutenir la réforme d’une économie algérienne grevée par quarante ans de socialisme et dix ans de conflit armé entre l’État et les islamistes. Une semaine après la visite d’un responsable américain, William Burns, secrétaire d’État adjoint en charge du Maghreb et du Proche-Orient, qui avait indiqué la volonté des États-Unis de fournir des équipements antiguérilla à l’armée algérienne, le ministre français a exprimé sa « foi en l’avenir de l’Algérie », dirigée par le président Abdelaziz Bouteflika. Alors que la presse algérienne spécule sur la volonté des Américains de « faire de l’Algérie et plus largement du Maghreb, jusque-là chasse gardée de la France, leur zone...
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