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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Accroissement de l’offre du dollar à Beyrouth

L’offre du dollar a pris de l’ampleur encore hier, à Beyrouth, en l’absence du moindre intérêt à la demande de cette monnaie en dehors de la BDL. Mais, comme à l’accoutumée, le maintien par cette dernière de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL a contribué à faire fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL malgré qu’on continuait à le négocier sur le marché interbancaire au bas de cette fourchette, soit à 1 501 LL. Ce mouvement s’est accompagné d’une activité relativement intense par moment, dépassant au total selon certaines sources bancaires 50 millions de dollars, entièrement placés à l’achat par la BDL à 1 501 LL. À l’étranger, le dollar, qui avait souffert pendant la matinée des risques de guerre en Irak privilégiant toutes les autres grandes monnaies sur lui, notamment l’euro, est parvenu en fin de journée à réduire ses dégâts sur des achats à bon compte. À cela aurait contribué une déclaration de la porte-parole de la Maison-Blanche, Claire Buchan, en faveur d’un « dollar fort », affirmant qu’une politique de croissance économique menait à une monnaie forte. Ensuite, les investisseurs ont été plus ou moins rassurés par la hausse de 0,1 % de la production industrielle aux États-Unis le mois dernier et du taux d’utilisation des capacités industrielles à 75,6 %, ainsi que par l’augmentation de 2,4 % des mises en chantier de logements en l’absence de signes inflationnistes avec comme corollaire la maigre progression de 0,1 % des prix à la consommation pendant la même période. Mais, il n’en demeure pas moins que la situation en Irak continue à préoccuper la communauté financière, après que le secrétaire d’État américain, Colin Powel, eut fait savoir que les analyses préliminaires de la déclaration sur les armements irakiens poussaient au scepticisme sur les intentions de Bagdad. Enfin, l’accès de faiblesse de Wall Street n’ayant pas pu aider le dollar à changer de cap, celui-ci s’est finalement négocié à New York à 1,0280 pour un euro, après 1,0335, contre 1,0225 la veille, à 1,5985 pour un sterling, après 1,6010, contre 1,5905, à 1,4265 FS, après 1,4250, contre 1,4430 et à 121,30 yens, après 120,50, contre 121,35. Les Bourses sous pression En Bourse, les marchés américains ont souffert de quelques ventes bénéficiaires, alors que les opérateurs hésitaient à s’engager après les gains importants de la veille. Les inquiétudes géopolitiques et une saison d’achats de Noël jusqu’à présent décevante ont également contribué au recul de la cote. De plus, l’avertissement lancé par McDonald’s sur ses résultats a pesé sur la tendance. Et malgré quelques velléités de reprise après la publication de chiffres économiques favorables aux États-Unis, Wall Street a clôturé en baisse de 1,07 % et le Nasdaq de 0,44 %. Les Bourses européennes se sont enfoncées sur des prises de bénéfices, découragées par la rechute de Wall Street. Elles ont été plombées aussi par la montée de la tension autour de l’Irak et les inquiétudes pour les ventes de Noël. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était partagée entre la baisse de 7 890 actions A de Solidere de 4 7/8 à 4 3/4 $ et la hausse de 1 710 actions du Beirut Interbank fund de 101 1/4 à 101 1/2 $, alors que 3 584 actions B de Solidere se maintenaient à 5 $, 1 000 actions C de la Banque Audi à 15 $, 5 000 actions C de la Bank of Beirut à 7 13/16 $, 144 actions C de la Byblos Bank à 1 3/8 $ et 10 000 actions Holcim à 19/32 $. Élie KAHWAGI
L’offre du dollar a pris de l’ampleur encore hier, à Beyrouth, en l’absence du moindre intérêt à la demande de cette monnaie en dehors de la BDL. Mais, comme à l’accoutumée, le maintien par cette dernière de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL a contribué à faire fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL malgré qu’on continuait à le négocier sur le marché interbancaire au bas de cette fourchette, soit à 1 501 LL. Ce mouvement s’est accompagné d’une activité relativement intense par moment, dépassant au total selon certaines sources bancaires 50 millions de dollars, entièrement placés à l’achat par la BDL à 1 501 LL. À l’étranger, le dollar, qui avait souffert pendant la matinée des risques de guerre en Irak privilégiant toutes les autres grandes...