Basket-ball Bataille au sein des ligues mineures américaines
le 17 décembre 2002 à 00h00
Pourtant déjà écrasées par l’ombre de la toute puissante NBA, les ligues mineures de basket américaines se sont livrées une terrible bataille ces derniers mois. Aujourd’hui, quatre subsistent encore – la NBDL, ligue de développement montée par la NBA en personne, la CBA, l’EBA et la SBL, ces deux dernières étant à caractère plus régional – mais elles ont dû traverser bien des épreuves. Alors que depuis longtemps la CBA représentait la seule alternative valable pour les joueurs américains désireux de rester au pays, la décision de David Stern d’implanter une nouvelle ligue mineure (NBDL) a donné des idées. Un véritable vent de folie a soufflé lors des années 1999 et 2000, l’IBL voyant notamment le jour avec quelques grands noms assis sur les bancs de touche. La fameuse ABA devait renaître de ses cendres un peu plus tard en jouant la carte de l’innovation sur la base de nouvelles règles. Dont par exemple un panier à... quatre points pour peu qu’il soit inscrit dans la moitié de terrain adverse à partir d’une interception. Dans le même temps, la National Rookie League tentait de s’attaquer au « marché » universitaire uniquement occupé par la sacro-sainte NCAA tandis que l’IBA, forte de quelques équipes canadiennes, se mêlait également à la lutte. Franchise à Tijuana Aujourd’hui, que reste-t-il ? Seule la Continental Basket-ball Association (CBA) reste représentative après avoir pourtant failli mettre la clé sous la porte consécutivement à la désertion de son patron, Isiah Thomas. Présenté comme le messie, l’ancien meneur de Detroit a investi 10 millions de dollars pour sauver une maison en ruines... avant de filer aux Indiana Pacers pour y tenir le rôle de coach. Le projet fumeux d’installer 300 franchises à travers tout le pays a fait long feu. Huit équipes seulement sont encore en lice, fortement contrariées par l’émergence de la NBDL. Cette dernière a un principe de fonctionnement très simple : les joueurs écartés au dernier moment des camps professionnels peuvent la rejoindre en attendant un nouvel appel du pied de la NBA. La saison dernière, huit joueurs ont pris cet ascenseur, sans parler des bénéficiaires du sytème de call-ups (pour des contrats de 10 jours). Toutes ces ligues mineures évoluent dans des bassins de population à taille modeste, comme par exemple Rockford ou Colombus, et attirent de jeunes joueurs qui se refusent à migrer en Europe voire en Amérique du Sud où les contrats sont pourtant plus intéressants.
Pourtant déjà écrasées par l’ombre de la toute puissante NBA, les ligues mineures de basket américaines se sont livrées une terrible bataille ces derniers mois. Aujourd’hui, quatre subsistent encore – la NBDL, ligue de développement montée par la NBA en personne, la CBA, l’EBA et la SBL, ces deux dernières étant à caractère plus régional – mais elles ont dû traverser bien des épreuves. Alors que depuis longtemps la CBA représentait la seule alternative valable pour les joueurs américains désireux de rester au pays, la décision de David Stern d’implanter une nouvelle ligue mineure (NBDL) a donné des idées. Un véritable vent de folie a soufflé lors des années 1999 et 2000, l’IBL voyant notamment le jour avec quelques grands noms assis sur les bancs de touche. La fameuse ABA devait renaître de ses...
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