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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Marché toujours calme et attentiste à Beyrouth

L’offre du dollar en quête de livres libanaises est restée très modérée encore une fois à Beyrouth, dans un marché attentiste mais dénué de tout intérêt à la demande de cette monnaie. En effet, la BDL, toujours soucieuse de préserver la stabilité monétaire, a procédé à l’achat de toutes les offres au bas de sa fourchette d’intervention maintenue entre 1 501 et 1 514 LL. Dans ce contexte, le billet vert continuait à être fixé invariablement au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 501 LL dans des volumes d’affaires relativement très minces, ne dépassant pas au total quelque 10 millions de dollars. À l’étranger, le dollar a éprouvé beaucoup de difficultés à s’engager dans une direction déterminée, en l’absence d’indicateurs économiques importants des deux côtés de l’Atlantique. Il a été tout d’abord tiré vers le haut par des rumeurs selon lesquelles Standard & Poor’s pourrait abaisser la note de la dette souveraine de l’Allemagne. Cela d’autant que d’autres rumeurs circulaient sur le marché au sujet d’une démission du chancelier Gerhard Schröder après la violente dispute qu’il a eue avec un chef de son groupe parlementaire, Franz Muentefering, sur la politique fiscale du gouvernement. Mais après le démenti de ces rumeurs et l’annonce par Standard & Poor’s qu’elle maintenait sa note sur la dette allemande, le dollar a reviré vers le bas affecté entre autres par la publication d’une étude décevante sur la confiance des consommateurs américains effectuée par une chaîne de télévision. Toutefois, les opérateurs ont hésité à pousser le billet vert davantage dans le rouge, estimant devoir attendre la publication aujourd’hui des chiffres des ventes de détail aux États-Unis en novembre, et demain l’indice préliminaire de confiance des consommateurs en décembre établi par l’Université du Michigan. Dans cette attente et eu égard à l’irrégularité de Wall Street, le dollar s’est ainsi négocié à New York sur un ton hésitant à 1,0085 pour un euro contre 1,0080 la veille, à 1,5770 pour un sterling contre 1,5715, à 1,4615 FS contre 1,4620 et à 123,60 yens contre 123,80. Volatilité des Bourses américaines et hausse des européennes En Bourse, les marchés américains des actions sont finalement repartis en hausse hier sur une chasse aux bonnes affaires après une séance en dents de scie en raison de nouvelles prises de bénéfices et de rachats du découvert. De ce fait, la tendance est restée très volatile et l’activité est restée axée sur le court terme car les achats et les ventes n’ont pas été basés sur les fondamentaux économiques. De ce fait, les gains ont été limités en attendant la publication des ventes de détail et l’indice de confiance des consommateurs, Wall Street terminant en hausse de 0,17 % seulement et le Nasdaq de 0,42 %. Quant aux Bourses européennes, elles ont fini sur une note largement positive. Mais les marchés ont été peu actifs avec pour centre d’intérêt les bons résultats du britannique Kingfisher et les prémices de batailles boursières autour du Crédit Lyonnais et de l’allemand Beiersdorf, propriétaire de Nivea. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 126 890 actions A de Solidere de 5 à 4 7/8 $ et de 4 500 certificats GDR de la Blom Bank de 18 3/4 à 18 1/8 $, alors que 1 000 actions B de Solidere et 11 356 actions C de la Bank of Beirut ainsi que 16 872 actions de Holcim se sont maintenues à 5 $, 7 13/16 $ et 19/32 $ respectivement. Élie KAHWAGI
L’offre du dollar en quête de livres libanaises est restée très modérée encore une fois à Beyrouth, dans un marché attentiste mais dénué de tout intérêt à la demande de cette monnaie. En effet, la BDL, toujours soucieuse de préserver la stabilité monétaire, a procédé à l’achat de toutes les offres au bas de sa fourchette d’intervention maintenue entre 1 501 et 1 514 LL. Dans ce contexte, le billet vert continuait à être fixé invariablement au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 501 LL dans des volumes d’affaires relativement très minces, ne dépassant pas au total quelque 10 millions de dollars. À l’étranger, le dollar a éprouvé beaucoup de difficultés à s’engager dans une direction déterminée, en l’absence d’indicateurs économiques importants des deux côtés de...