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Le frère de Khatami rappelle le précédent du chah

Le chef du principal parti réformateur et frère du président iranien a mis en garde hier contre le risque de voir les étudiants prendre leurs distances avec le pouvoir islamique, en invoquant l’exemple de la fin du régime du chah. « Si nous ne pouvons pas répondre aux attentes des étudiants, ils peuvent perdre confiance dans le régime actuel et nous ne savons pas pour quel modèle politique ils opteront », a déclaré Mohammad-Reza Khatami, secrétaire général du Front de la participation, cité par l’agence officielle Irna. « La principale raison de la disparition du régime (du chah), c’était la résistance et les attentes des étudiants et des diplômés qui voulaient plus de liberté, de justice et de vérité », a-t-il estimé. Il a prôné une « révision complète » des méthodes qui « ne répondent plus aux aspirations de la population et des jeunes ». « La solution la plus simple est de réprimer les étudiants en liant leur mouvement et leurs slogans aux groupes intérieurs et extérieurs partisans d’un renversement du régime », a fustigé M. Khatami. Selon lui, après la répression du mouvement étudiant de juillet 1999, certains conservateurs ont pensé que le mouvement étudiant était « anéanti ». Pour neutraliser l’opposition, « ils avaient imaginé trois phases : d’abord interdire les journaux indépendants, ensuite réprimer le mouvement étudiant et enfin agir contre les partis politiques critiques », a-t-il dit. L’actualité récente a montré qu’on « ne pouvait réprimer le mouvement étudiant » et que non seulement il « était vivace, mais avait encore plus d’énergie que par le passé », a-t-il affirmé. Évoquant les slogans étudiants hostiles aux pouvoirs, qu’ils soient conservateurs ou réformateurs, M. Khatami a estimé que les dirigeants « devaient essayer de comprendre pourquoi les étudiants sont arrivés à cette conclusion que le pouvoir ne les écoutait pas et pourquoi ils faisaient même moins confiance aux réformateurs ». Les étudiants sont devenus les fers de lance de la contestation politique depuis début novembre et la condamnation à mort de l’intellectuel et professeur d’université Hachem Aghajari.
Le chef du principal parti réformateur et frère du président iranien a mis en garde hier contre le risque de voir les étudiants prendre leurs distances avec le pouvoir islamique, en invoquant l’exemple de la fin du régime du chah. « Si nous ne pouvons pas répondre aux attentes des étudiants, ils peuvent perdre confiance dans le régime actuel et nous ne savons pas pour quel modèle politique ils opteront », a déclaré Mohammad-Reza Khatami, secrétaire général du Front de la participation, cité par l’agence officielle Irna. « La principale raison de la disparition du régime (du chah), c’était la résistance et les attentes des étudiants et des diplômés qui voulaient plus de liberté, de justice et de vérité », a-t-il estimé. Il a prôné une « révision complète » des méthodes qui « ne répondent plus...