Carter invite les USA à respecter le verdict de l’Onu
le 10 décembre 2002 à 00h00
L’ancien président américain Jimmy Carter a invité lundi les États-Unis à respecter le verdict de l’Onu quant à l’opportunité d’une intervention militaire contre l’Irak. D’Oslo où il se trouvait pour y recevoir le prix Nobel de la paix, Carter n’en a pas moins rendu hommage aux efforts déployés jusqu’ici par Washington pour pousser Bagdad au désarmement. Président démocrate, au pouvoir entre 1977 et 1981, Carter a approuvé les initiatives américaines contre le président irakien Saddam Hussein, qui ont notamment débouché sur la reprise par l’Onu des inspections de sites soupçonnés de servir à des programmes d’armement chimique, nucléaire ou biologique. Je suis totalement en accord avec la politique du gouvernement américain, a déclaré Carter lors d’une conférence de presse à l’Institut Nobel. Mais il s’est dit en désaccord avec le président républicain George W. Bush lorsque celui-ci a menacé d’intervenir militairement pour renverser le président irakien Saddam Hussein, avec ou sans le soutien de l’Onu, si Washington juge que Bagdad a menti sur ses programmes d’armement. « Si le Conseil de sécurité de l’Onu juge que l’Irak est en conformité, alors je ne vois aucune raison de conflit armé », a affirmé Carter. Mais si l’Irak ne détruit pas ou ne donne pas la liste de toutes ses armes, un conflit devient très probable à ses yeux. Selon Carter, l’Irak semble jusqu’ici se soumettre aux inspecteurs de l’Onu. « Les Nations unies sont le meilleur endroit pour résoudre les divergences qui existent toujours entre nations », a estimé l’ancien président, aujourd’hui âgé de 78 ans. Il recevra aujourd’hui le prix Nobel de la paix 2002, d’un montant d’un million de dollars, pour l’œuvre qu’il a menée dans le monde en faveur de la paix, de la démocratie et des droits de l’homme, de Cuba à la Corée du Nord. Jimmy Carter s’est inscrit en faux contre les allégations prêtant à Washington l’intention d’envahir l’Irak afin d’assurer ses approvisionnements en pétrole. « Le pétrole est bon marché comparé au coût énorme d’une invasion », a-t-il fait valoir.
L’ancien président américain Jimmy Carter a invité lundi les États-Unis à respecter le verdict de l’Onu quant à l’opportunité d’une intervention militaire contre l’Irak. D’Oslo où il se trouvait pour y recevoir le prix Nobel de la paix, Carter n’en a pas moins rendu hommage aux efforts déployés jusqu’ici par Washington pour pousser Bagdad au désarmement. Président démocrate, au pouvoir entre 1977 et 1981, Carter a approuvé les initiatives américaines contre le président irakien Saddam Hussein, qui ont notamment débouché sur la reprise par l’Onu des inspections de sites soupçonnés de servir à des programmes d’armement chimique, nucléaire ou biologique. Je suis totalement en accord avec la politique du gouvernement américain, a déclaré Carter lors d’une conférence de presse à l’Institut...
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