La téléphonie mobile de troisième génération (3G ou UMTS) devrait être un succès auprès du grand public, selon les conclusions d’une étude prospective que vient de publier le cabinet de conseil britannique The Thinking Box. « Au-delà des contraintes technologiques, financières et conjoncturelles, le 3G devrait être un grand succès public », selon l’étude, qui parie sur le « véritable pouvoir d’attraction » des possibilités du multimédia mobile sur les consommateurs. Le succès potentiel du 3G réside dans la capacité de cette norme technologique à améliorer la communication de personne à personne, estime le cabinet, qui a ainsi identifié 5 applications phares, dont les deux principales sont la vidéo et la conversation écrite instantanée (chat). La vidéo conversation, avec son caractère « révolutionnaire », devrait susciter l’achat d’un terminal plus que tout autre service, même si le consommateur risque de l’utiliser « avec parcimonie » pour des raisons pratiques et de coût, reconnaît l’étude. Une autre application promise à un succès rapide devrait être le MIM (Mobile Instant Messaging), une messagerie écrite instantanée, l’équivalent des conversations en direct sur Internet (de type ICQ ou Messenger). Par tranche d’âge, les réactions d’enthousiasme sont plus fréquentes chez les moins de 35 ans, dont la moitié ont manifesté un « vif intérêt » pour s’abonner « assez rapidement ». Entre 36 et 54 ans en revanche, un tiers ne sont pas intéressés par les services fournis par le 3G. Le niveau de prix sera évidemment « déterminant » dans la rapidité du succès du 3G. Parmi les personnes interrogées, un coût additionnel compris entre 15 et 20 euros par mois pour les services 3G paraît « tout à fait abordable ». Le cabinet a élaboré cinq scénarios pour les cinq prochaines années. Le plus pessimiste table sur un taux de pénétration du 3G (par rapport au nombre d’usagers de portables) de 15 à 25 %, le plus optimiste sur un taux de 75 %, et « le plus probable » autour de 45-50 %. Il convient de lancer le 3G « le plus tôt possible » et comme un produit de grande consommation, sans quoi la téléphonie mobile dite de génération 2.5 (GPRS et i-mode) risque d’être en compétition avec le 3G, estime le cabinet, qui souligne que « beaucoup dépendra de la stratégie du premier opérateur entrant ». Reportée à plusieurs reprises par différents opérateurs européens, la téléphonie mobile 3G devrait connaître un lancement généralisé en Europe en 2004. L’étude a été réalisée auprès de 100 consommateurs âgés de 12 à 67 ans, en Espagne, France, Royaume-Uni, Suède et Suisse, qui ont été interrogés à différentes reprises au cours d’un suivi de quatre mois.
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