Luis Fernandez mis en cause sur le fond et la forme
le 04 décembre 2002 à 00h00
Investi de tous les pouvoirs au Paris Saint-Germain, bien au-delà du simple secteur sportif, Luis Fernandez se retrouve désormais sur un siège éjectable pour avoir péché sur le fond, comme entraîneur, mais surtout sur la forme, dans son rôle de manageur de club de football devant rester en phase avec ses dirigeants.Deux ans, jour pour jour, après son retour en fanfare dans le club de sa vie, Luis Fernandez présente un bilan sportif inférieur à celui de son prédécesseur, Philippe Bergeroo, pourtant limogé pour insuffisance de résultats. Selon les diverses études statistiques réalisées, Bergeroo obtenait en effet 46,66 % de victoires contre 43,13 % à Fernandez. Mais, surtout, c’est le fonds de jeu et des choix parfois déroutants au niveau tactique et à l’heure de la composition des équipes qui plongent régulièrement les supporters dans des abîmes de perplexité. Et pourtant, Luis Fernandez a eu carte blanche pour bâtir l’équipe qu’il souhaitait, avec la réserve financière naturelle imputable à la situation de Canal +, actionnaire majoritaire du club. Aucun joueur n’a jeté la pierre à l’entraîneur même si les relations avec la vedette brésilienne Ronaldinho sont apparues plus complexes à gérer, sans arriver pourtant à l’épisode conflictuel de la saison dernière avec Nicolas Anelka, revendu à perte à Manchester City. Prêt à mourir... En raison de la forte personnalité de l’ancien milieu de terrain des Bleus, l’image du PSG, au fil des semaines, s’est progressivement confondue avec celle de Fernandez aux réparties parfois outrancières et au comportement pas toujours maîtrisé avec les arbitres. Cela lui a notamment valu une suspension de banc de six mois, rejaillissant naturellement sur l’image du club. Pris dans une sorte de cercle infernal, Luis Fernandez, fidèle à son image, a assumé la responsabilité des défaites (le PSG n’a plus gagné en L1 depuis le 26 octobre contre Marseille) affirmant être prêt « à mourir avec ses idées ». En fait, Luis Fernandez s’est tellement investi qu’il considère presque être le véritable patron du club, ayant imposé ses choix de la formation jusqu’à l’équipe première, en passant par la réorganisation du staff technique, des structures et même du médical. Mis en cause à l’heure d’un bilan sportif décevant et d’une troisième défaite consécutive contre Monaco (3-1), il a cependant eu le tort de vouloir se mettre les supporteurs dans la poche, pratiquement au détriment des dirigeants, en insistant sur le fait que « chacun a sa part de responsabilités » et que « tout le monde est dans le même bateau ». Dans des déclarations à L’Équipe, il affirme même que « des supporteurs sont venus se plaindre du prix des places et des déplacements » estimant que ce sont « les gens qui paient leur place qui comptent ». Ces propos n’ont guère été prisés par les administrateurs qui ont donné carte blanche au président délégué Laurent Perpére pour régler le problème d’un ancien héros devenu trop encombrant. Le sommet de ce soir au Parc des Princes contre Lyon ne devrait pas influer sur cette tendance. Tout au plus l’accélérer.
Investi de tous les pouvoirs au Paris Saint-Germain, bien au-delà du simple secteur sportif, Luis Fernandez se retrouve désormais sur un siège éjectable pour avoir péché sur le fond, comme entraîneur, mais surtout sur la forme, dans son rôle de manageur de club de football devant rester en phase avec ses dirigeants.Deux ans, jour pour jour, après son retour en fanfare dans le club de sa vie, Luis Fernandez présente un bilan sportif inférieur à celui de son prédécesseur, Philippe Bergeroo, pourtant limogé pour insuffisance de résultats. Selon les diverses études statistiques réalisées, Bergeroo obtenait en effet 46,66 % de victoires contre 43,13 % à Fernandez. Mais, surtout, c’est le fonds de jeu et des choix parfois déroutants au niveau tactique et à l’heure de la composition des équipes qui plongent...
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