Des murs de marbre blanc. Une imposante coupole bleue. Quelques meubles dans un immense vestibule. Et l’écran géant d’une télévision. Les journalistes invités à pénétrer l’espace d’un petit quart d’heure dans un des palais de Saddam Hussein à Bagdad sont restés sur leur faim. L’un des hommes les plus hermétiques du monde ne livre pas ses secrets en quelques minutes. C’est ce qu’ont constaté les correspondants de la presse étrangère admis furtivement dans l’immense palais sur les pas des inspecteurs de l’Onu, qui cherchent à démanteler ce qui pourrait rester de son arsenal. C’est l’une des rares fois que le palais d’al-Sejoud, qui s’étend sur des dizaines d’hectares au bord du Tigre, leur ouvrait ses portes. Les équipes de télévision et les photographes, qui attendaient les inspecteurs de l’Onu, ont été nombreux à s’y engouffrer, franchissant les battants du haut portail de métal noir. Au bout d’une large allée plantée de palmiers, le palais blanc aux motifs architecturaux islamiques est l’une des huit demeures somptueuses entre lesquelles le président Saddam Hussein peut partager son temps. Il y reçoit surtout ses hôtes de marque, se réservant le palais de la République, une autre de ses trois résidences à Bagdad. Sur le gazon parfaitement entretenu, des jardiniers prennent soin de rangées de roses. Une grande vasque au milieu du parc est vide, sa fontaine est silencieuse, seul signe extérieur d’abandon. Au centre du hall d’entrée octogonal, qui s’élève sur trois étages, une maquette montre l’état du palais après les bombardements de janvier-février 1991 lors de la guerre du Golfe. Et une autre le présente dans son état actuel, parfaitement remis en état. Sur le marbre des murs sont gravés des vers chantant la splendeur de Bagdad et de l’Irak, mais aucun portrait de Saddam Hussein, dont le visage est pourtant omniprésent dans la vie des Irakiens. Des portes de bois précieux resteront fermées sur les couloirs qu’elles desservent et personne ne viendra accueillir les journalistes qui filment ou qui photographient ce lieu, symbole de la puissance d’un homme. Des gardes vigilants sauront tenir à l’écart ceux qui chercheront à s’aventurer plus avant dans les couloirs silencieux de ce palais sans hôte.
Des murs de marbre blanc. Une imposante coupole bleue. Quelques meubles dans un immense vestibule. Et l’écran géant d’une télévision. Les journalistes invités à pénétrer l’espace d’un petit quart d’heure dans un des palais de Saddam Hussein à Bagdad sont restés sur leur faim. L’un des hommes les plus hermétiques du monde ne livre pas ses secrets en quelques minutes. C’est ce qu’ont constaté les correspondants de la presse étrangère admis furtivement dans l’immense palais sur les pas des inspecteurs de l’Onu, qui cherchent à démanteler ce qui pourrait rester de son arsenal. C’est l’une des rares fois que le palais d’al-Sejoud, qui s’étend sur des dizaines d’hectares au bord du Tigre, leur ouvrait ses portes. Les équipes de télévision et les photographes, qui attendaient les inspecteurs de...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.