Ce n’est pas la personne à qui l’on peut jeter la première pierre, malgré les dérives que le Congrès US vient d’imputer à l’une de ses très nombreuses initiatives caritatives. Il s’agit de la princesse saoudienne Haifa al-Fayçal, (51 ans), fille du roi défunt du même nom et épouse du très célèbre ambassadeur d’Arabie saoudite à Washington depuis plus de deux décennies, le prince Bandar ben Sultan. Les donations qu’elle avait adressées à une organisation de charité auraient été versées par la suite à des personnes ayant des liens avec les auteurs des attentats du 11 septembre. La princesse a formellement démenti ces allégations, mais le coup de Jarnac a été bel et bien donné puisqu’il porte atteinte à l’un des membres de la famille al-Saoud, en l’occurrence la princesse Haifa, connue, y compris des Américains, pour ses grandes valeurs morales et intellectuelles et pour sa décence, de même que pour ses activités humanitaires et culturelles menées avec efficacité et sans tambour ni trompette. Une grande dame que la princesse Haifa, parée de simplicité et d’authenticité plutôt que de bijoux. On n’a jamais vu ses photos dans la presse ni celles de ses huit enfants. Ce n’est pas qu’elle soit emmurée dans ses appartements et derrière ses voiles : c’est tout bonnement parce qu’elle mène sa barque sans ostentation. Et quand on la connaît, on ne peut qu’ être frappé par son naturel et ses profondes connaissances dans tous les domaines. Grande de taille, souriante et d’une approche des plus affables, elle détient néanmoins un autre atout qu’on s’emploie à ternir : saoudienne à cent pour cent, elle est néanmoins arrivée à s’imposer dans le milieu américain, avec lequel elle a établi de solides échanges au niveau éducationnel et social. Sa plus grande réalisation publique est la Fondation Mosaïque créée il y a cinq ans et regroupant les épouses des ambassadeurs arabes à Washington. Elles sont arrivées, entre autres, à organiser annuellement un événement artistique arabe de très haut niveau, dans le but de promouvoir la culture de cette partie du monde. Le Tout-Washington de la politique, de l’économie de la diplomatie et des arts assiste à cette manifestation dont les bénéfices sont partagés entre les causes communes des femmes arabes et américaines. La princesse Haifa, une personnalité et une présence qui démentent l’image stéréotypée que l’on colle à la femme arabe. Et qui semble déranger par ces temps de grande curée. Si ses donations ont réellement pu faire fausse route, c’est certainement à son insu. Irène MOSALLI
Ce n’est pas la personne à qui l’on peut jeter la première pierre, malgré les dérives que le Congrès US vient d’imputer à l’une de ses très nombreuses initiatives caritatives. Il s’agit de la princesse saoudienne Haifa al-Fayçal, (51 ans), fille du roi défunt du même nom et épouse du très célèbre ambassadeur d’Arabie saoudite à Washington depuis plus de deux décennies, le prince Bandar ben Sultan. Les donations qu’elle avait adressées à une organisation de charité auraient été versées par la suite à des personnes ayant des liens avec les auteurs des attentats du 11 septembre. La princesse a formellement démenti ces allégations, mais le coup de Jarnac a été bel et bien donné puisqu’il porte atteinte à l’un des membres de la famille al-Saoud, en l’occurrence la princesse Haifa, connue, y...
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