L’engouement manifesté pour les placements en livre libanaise au lendemain de Paris II s’est un peu relâché hier. En effet, l’offre du dollar tendait à se contracter sans pour autant céder la place à un quelconque regain d’intérêt pour cette monnaie dont la demande restait inexistante en dehors de la BDL. Mais, après que celle-ci eut maintenu sa fourchette d’intervention théoriquement entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente, le billet vert continuait à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, pendant qu’il se négociait de l’ouverture à la clôture des échanges interbancaires entre 1 506 et 1 507 LL, avec un point d’ancrage à 1 506,50 LL contre 1 507 LL la veille. Toutefois, ce mouvement ne s’est pas accompagné d’une intense activité, comme ces deux derniers jours, ainsi qu’en témoigne le volume d’affaires de la journée qui n’aurait pas dépassé 35 millions dollars, presque entièrement placés à l’achat par la BDL à 1 506,50 LL. À l’étranger, le dollar s’est raffermi face aux autres grandes monnaies, profitant de l’optimisme du marché sur une relance rapide de l’économie américaine. À cela aurait contribué la publication hier d’une batterie d’indicateurs fort encourageants, notamment la remontée de l’indice d’activité des directeurs d’achats dans le secteur manufacturier de Chicago de 45,9 points en octobre à 54,3 points en novembre, signalant une nette amélioration de la conjoncture industrielle. Cette perspective a été renforcée par la hausse de 2,8 % des commandes de biens durables aux États-Unis en octobre et l’augmentation de 0,4 % des dépenses à la consommation des ménages américains malgré la faible progression de 0,1 % de leurs revenus pendant la même période. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre que les demandes d’allocations chômage aux États-Unis ont baissé la semaine dernière de 17 000 pour totaliser seulement 364 000 au 23 novembre, en raison de créations d’emplois non agricoles entraînées par l’expansion économique. Eu égard à toutes ces considérations, le dollar a été recherché à la veille du long week-end du Thanksgiving, se négociant à New York à 0,9905 pour un euro contre 0,9935 la veille, à 1,5470 pour un sterling contre 1,5520, à 1,4895 FS contre 1,4835 et à 122,35 yens contre 121,65. Fort rebond des Bourses En Bourse, l’humeur était au beau fixe hier des deux côtés de l’Atlantique où les marchés des actions ont été dopés par les statistiques rassurantes sur la direction de l’économie américaine. Face à ces nouvelles, les investisseurs ont fait sortir leur argent du marché obligataire pour le transférer vers celui des actions. La fringale des investisseurs a largement profité aux valeurs de la haute technologie et des télécoms, principales victimes de la correction qu’avait connue la cote récemment. Wall Street a ainsi clôturé en hausse de 2,94 % et le Nasdaq de 3,01 %. Les espoirs de redressement de la machine économique américaine ont aussi tiré les Bourses européennes vers le haut, l’Extra Dax allemand gagnant 4,84 %, le CAC 40 français 3,07 % et le Footsie britannique 1,80 %. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 3 300 certificats GDR de la Blom Bank de 18 à 18 3/4 $, la stabilité de 5 689 actions A de Solidere à 4 7/8 $, de 2 900 actions B de la même société à 5 1/4 $, de 950 actions C de la Bank of Beirut à 7 13/16 $, de 10 000 actions de Holcim à 19/32 $ et de 1 825 actions du Beirut Interbank Fund à 101 $. Élie KAHWAGI
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