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EXPOSITION Chevaux et cavaliers arabes à Paris

L’Institut du monde arabe (Ima) présente, depuis hier mardi et jusqu’à la fin mars, une importante exposition consacrée au cheval et aux cavaliers arabes à travers la civilisation arabo-islamique. «Chevaux et cavaliers arabes dans les arts d’Orient et d’Occident» est considérée par ses organisateurs comme « la plus importante exposition réalisée sur ce sujet en France ». Elle devrait satisfaire aussi bien les amateurs d’art que les passionnés de chevaux. « Partout en terre d’islam, le cheval est omniprésent, monture des princes à la tête de leurs armées victorieuses dans l’histoire et sujet, dans l’imaginaire, de visions épiques ou amoureuses», souligne Denis Bauchart, président de l’Ima, dans son introduction au catalogue de l’exposition. Le grand poète arabe du Xe siècle, al-Moutanabbi, dit «le prince des poètes », place le cheval en tête des attributs qui ont distingué les Arabes et leurs œuvres depuis des siècles. L’expansion musulmane donne aux Arabes l’opportunité de confronter la pratique bédouine à d’autres traditions équestres. De cette synthèse naît la Furusiyya (sur la racine « faras », un des vocables parmi tant servant à désigner le cheval). Sans équivalent en français, ce mot désigne à la fois l’art de la cavalerie et une forme d’éthique. Le rayonnement de cet art est présent partout dans l’histoire de la civilisation arabo-islamique. Il trouve son origine dans la dix-septième sourate du Coran, qui raconte le périple et l’ascension du prophète Mahomet de La Mecque à Jérusalem sur la jument al-Bouraq. Grâce surtout à Bonaparte, cet art atteindra l’Occident et saura séduire les militaires comme les peintres. De très beaux objets provenant de divers musées et collections (Europe, monde arabe, Amérique) sont présentés à l’Ima: harnachements d’apparats, armes, armures, coupes, manuscrits, tableaux et figurines. Une des plus belles pièces (XIIIe siècle iranien) est une jarre représentant des joueurs de polo en céramique, avec des décors en relief. «Tous ces objets témoignent d’une féconde rencontre de cultures entre des mondes que l’on croit trop souvent opposés», note M. Bauchart. Outre le catalogue de l’exposition, plusieurs ouvrages sur le cheval paraissent à cette occasion: Chevaux d’Orient et Le cheval, force de l’homme, dans la collection Gallimard Découvertes, Le cheval arabe, dossier documentaire de l’Ima, un hors série du magazine L’Œil, et un dossier spécial de Qantara, la revue culturelle de l’Ima.
L’Institut du monde arabe (Ima) présente, depuis hier mardi et jusqu’à la fin mars, une importante exposition consacrée au cheval et aux cavaliers arabes à travers la civilisation arabo-islamique. «Chevaux et cavaliers arabes dans les arts d’Orient et d’Occident» est considérée par ses organisateurs comme « la plus importante exposition réalisée sur ce sujet en France ». Elle devrait satisfaire aussi bien les amateurs d’art que les passionnés de chevaux. « Partout en terre d’islam, le cheval est omniprésent, monture des princes à la tête de leurs armées victorieuses dans l’histoire et sujet, dans l’imaginaire, de visions épiques ou amoureuses», souligne Denis Bauchart, président de l’Ima, dans son introduction au catalogue de l’exposition. Le grand poète arabe du Xe siècle, al-Moutanabbi, dit...