Près de 130 chiens de race ont été volés dans un élevage du centre de l’Italie, à San Polo d’Enza, a-t-on appris auprès des carabiniers, qui soupçonnent le Front de libération des animaux (ALF). Les enquêteurs, s’ils n’excluent aucune piste, privilégient celle des défenseurs de la cause animale car le chenil était au centre d’une polémique depuis plusieurs mois. Le 28 mai, un camion avec une soixantaine de chiots provenant de cet élevage familial avait été intercepté lors d’un contrôle de routine à Bolzano (nord-est), près de la frontière avec l’Autriche : les bébés chiens étaient destinés à un laboratoire allemand. « Si ce sont les défenseurs des animaux, ils ont mon soutien inconditionnel », a applaudi Roberto Duria, un militant historique de l’ALF. La propriétaire du chenil, Giovanna Soprani, a évalué la perte à plus de 100000 euros. Les chiens volés sont des beagles, des chiens de chasse de taille moyenne. La région d’Émilie Romagne, où se trouve l’élevage, avait voté en août l’interdiction de la vente d’animaux pour les expérimentations. La municipalité de San Polo d’Enza avait cependant refusé de s’y plier, et la date butoir pour la mise en application de la mesure régionale était arrivée à échéance il y a quelques jours. Le ministre de la Santé, Girolamo Sirchia, a condamné le vol, affirmant qu’on ne pouvait pas renoncer à l’expérimentation animale, notamment pour les médicaments. Il a néanmoins affirmé travailler à l’élaboration d’une mesure de protection des animaux de laboratoires. L’office national italien pour la protection des animaux s’est proposé pour tenter de récupérer les chiens volés, publiant les numéros de tatouage sur son site Internet et offrant de rembourser tous ceux qui pourraient les avoir acquis de bonne foi.
Près de 130 chiens de race ont été volés dans un élevage du centre de l’Italie, à San Polo d’Enza, a-t-on appris auprès des carabiniers, qui soupçonnent le Front de libération des animaux (ALF). Les enquêteurs, s’ils n’excluent aucune piste, privilégient celle des défenseurs de la cause animale car le chenil était au centre d’une polémique depuis plusieurs mois. Le 28 mai, un camion avec une soixantaine de chiots provenant de cet élevage familial avait été intercepté lors d’un contrôle de routine à Bolzano (nord-est), près de la frontière avec l’Autriche : les bébés chiens étaient destinés à un laboratoire allemand. « Si ce sont les défenseurs des animaux, ils ont mon soutien inconditionnel », a applaudi Roberto Duria, un militant historique de l’ALF. La propriétaire du chenil, Giovanna...
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