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Actualités - Chronologie

Six militants islamistes arrêtés en région parisienne

Six militants islamistes présumés ont été arrêtés lundi matin en région parisienne et placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête sur le recrutement de combattants intégristes pour l’Afghanistan, a-t-on appris de source judiciaire. Les policiers ont agi sur commission rogatoire des juges antiterroristes Jean-Louis Bruguière et Jean-François Ricard, chargés de cette procédure ouverte avant les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis et la guerre qui a renversé le régime taliban en Afghanistan. L’enquête a été ouverte car les magistrats français soupçonnaient l’existence de filières de recrutement organisées en France pour alimenter les groupes islamistes basés en Afghanistan. Ce soupçon a été récemment confirmé par les interrogatoires de cinq Français faits prisonniers en Afghanistan et au Pakistan fin 2001, et actuellement détenus sur la base américaine de Guantanamo, à Cuba. Les détenus ont confirmé être partis en Afghanistan à l’été 2001 après avoir transité par Londres où ils auraient été pris en charge par Abou Doha, un religieux extrémiste algérien soupçonné d’être impliqué dans les attentats du 11 septembre. Ces arrestations font suite à quatre autres survenues durant le week-end, toujours à Paris et en région parisienne, dans une procédure distincte. Ces personnes, toujours en garde à vue lundi matin, sont soupçonnées d’avoir fourni de faux papiers à des clandestins islamistes. L’un des hommes interpellés, l’Algérien Redouane Daoud, s’était évadé en juin de la prison de Breda, aux Pays-Bas, et faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Là encore, les policiers ont quatre jours pour établir éventuellement des charges contre les suspects. Selon le journal Le Parisien, cette dernière affaire pourrait avoir un rapport avec l’enquête sur les préparatifs en France de l’assassinat du commandant afghan Ahmed Massoud le 9 septembre 2001 en Afghanistan. Plusieurs personnes soupçonnées d’avoir fabriqué les faux papiers belges dont étaient porteurs les deux faux journalistes assassins du commandant Massoud sont écrouées en France. Un responsable d’el-Qaëda tué en Algérie Sur un autre plan, un responsable d’el-Qaëda, le Yémenite Emad Abdelwahid Ahmed Alwan, a été tué en septembre en Algérie par les forces de sécurité algériennes, a annoncé lundi à Alger l’agence algérienne de presse APS (officielle). Emad Abdelwahid Ahmed Alwan, alias Abou Mohammed, a été tué le 12 septembre dans une embuscade tendue par les forces de sécurité près de la localité de Mérouana, dans la région de Batna (430 km au sud-est d’Alger), a précisé APS, qui cite sans autre précision une « source sûre ». Toujours selon la même source, Emad Abdelwahid Ahmed Alwan avait en charge au sein de l’organisation la zone sahélo-maghrébine. Son identification « n’a été rendue possible qu’après un long travail d’investigation des services spécialisés », ajoute l’APS. Abou Mohammed a été envoyé en Algérie par el-Qaëda pour « normaliser » le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) de Hassan Hattab, créé en 1998 avec la bénédiction d’Oussama Ben Laden.
Six militants islamistes présumés ont été arrêtés lundi matin en région parisienne et placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête sur le recrutement de combattants intégristes pour l’Afghanistan, a-t-on appris de source judiciaire. Les policiers ont agi sur commission rogatoire des juges antiterroristes Jean-Louis Bruguière et Jean-François Ricard, chargés de cette procédure ouverte avant les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis et la guerre qui a renversé le régime taliban en Afghanistan. L’enquête a été ouverte car les magistrats français soupçonnaient l’existence de filières de recrutement organisées en France pour alimenter les groupes islamistes basés en Afghanistan. Ce soupçon a été récemment confirmé par les interrogatoires de cinq Français faits prisonniers en Afghanistan et...